
Il est des hommes dont la présence ne se mesure pas au nombre de répliques prononcées devant une caméra, mais à l’influence qu’ils exercent sur l’industrie même de l’image. Bassel El Hajjar est de ceux-là. Silhouette longiligne, regard perçant d’intelligence et allure d’un gentleman beyrouthin qui aurait fait sienne l’élégance de la Côte d’Azur, il incarne ce pont invisible mais solide entre l’Orient et l’Occident.
L’Enfant de Machghara, citoyen du monde
Originaire de Machghara, dans la plaine de la Bekaa, Bassel El Hajjar porte en lui cette résilience et cette ambition propres aux Libanais. Son parcours, qui l’a mené du Michigan aux Émirats arabes unis, n’est pas seulement une ascension professionnelle, c’est une quête d’excellence. S’il est aujourd’hui une figure incontournable du paysage médiatique international, c’est parce qu’il a su transformer la passion du contenu télévisuel en une véritable diplomatie culturelle.
Le Maître de cérémonie des marchés mondiaux
Depuis plus de vingt ans, le nom de Bassel El Hajjar est indissociable de la ville de Cannes.
Représentant officiel du MIPTV et du MIPCOM pour le Moyen-Orient, il est l’artisan majeur de l’exportation de la créativité arabe vers l’Europe. Dans les couloirs feutrés du Palais des Festivals, il circule avec une aisance naturelle, respecté par les géants de la production mondiale.
En 2023, la ville de Cannes lui a rendu un hommage vibrant lors du festival CANNESERIES.
Ce trophée, remis pour ses deux décennies de contribution au marché du contenu, n’était pas seulement une récompense pour sa longévité, mais un salut à son flair et à sa capacité à anticiper les tendances d’un secteur en perpétuelle mutation.
Une élégance au service de la “Soft Power”
Ce qui frappe chez Bassel El Hajjar, au-delà de ses compétences de stratège, c’est son charisme. Sur le tapis rouge de Cannes, il n’est pas un simple invité, il est une institution. Arborant des costumes à la coupe impeccable, il projette l’image d’un Liban sophistiqué, moderne et intellectuel. Sa présence à Cannes est une forme de “Soft Power” : il démontre, par sa simple posture, que la culture arabe possède les codes du luxe et de la compétence globale.
La philosophie du Regard
Loin du tapage médiatique, il cultive une certaine discrétion, préférant la qualité de l’échange à la quantité de l’exposition. Membre de jurys prestigieux et mentor pour la jeune génération, il insuffle une rigueur dans le monde de la télévision. Il ne se contente pas de vendre des programmes ; il tisse des liens humains, convaincu que derrière chaque écran, il y a une histoire qui mérite d’être racontée avec dignité.
Bassel El Hajjar est bien plus qu’un délégué régional ; il est une icône de la réussite libanaise à l’étranger. En associant son nom à celui de Cannes avec autant de constance et de classe, il a prouvé que l’on peut conquérir le monde sans jamais oublier ses racines. Il demeure, pour la scène médiatique arabe, le “Grand Ambassadeur” de la Croisette — un homme de goût pour qui l’image est un art et le travail, une mission sacrée.





