Joe Biden a reçu, vendredi, à la Maison Blanche la présidente de la Commission européenne, Ursula Von Der Leyen. Ensemble, ils ont annoncé leur souhait de négocier un accord entre les États-Unis et l’Union européenne sur les matières premières essentielles, rapporte RFI.
Lorsque le président américain a reçu la présidente de la Commission européenne au coin du feu, dans le Bureau ovale, il ne faisait aucun doute que le principal sujet serait le « Inflation Reduction Act ». Il s’agit d’un énorme plan d’aide à la transition énergétique lancé par Joe Biden, soutenant sans complexe le « Made in America » notamment via des incitations fiscales à l’achat de véhicules électriques, et dont les industriels européens redoutent les effets.
« Il est évident qu’au travers de l’Inflation Reduction Act, les États-Unis cherchent à récupérer un petit peu de leur indépendance dans le domaine des matières premières stratégiques sur la filière électrique. Dans leur cas, c’est plutôt le lithium, analyse Philippe Chalmin, économiste spécialiste des matières premières. Il s’agit de subventions directes, d’une certaine forme de protectionnisme. On retrouve là tout un arsenal de mesures que, pour l’instant, l’Europe n’est pas capable de contrer et surtout, elle n’est pas capable en l’état actuel de faire l’équivalent. »
Pour tempérer au moins un peu les craintes, les deux dirigeants ont promis, dans un communiqué commun à la fin de leur rencontre, de « commencer immédiatement à négocier en vue d’un accord ciblé sur les métaux stratégiques » de la transition énergétique.





