Par Mickaël Bosredon
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Le centre d’archéologie préventive de Bordeaux Métropole a découvert une nécropole du haut Moyen Âge, dans le cadre du chantier du Bus à haut niveau de service (BHNS), ou bus express, Bordeaux-Saint-Aubin.
Ils en sont déjà à une quarantaine d’inhumations, dont 35 sarcophages en pierre. Les archéologues du centre d’archéologie préventive de Bordeaux Métropole ont mis au jour, fin décembre, une nécropole du haut Moyen Âge, datant des VIe et VIIIe siècles, autour de la place des Martyrs-de-la-Résistance, à proximité de la basilique Saint-Seurin à Bordeaux, dans le cadre du chantier du BHNS (Bus à haut niveau de service), appelé aussi bus express.
« Il y a certainement plusieurs phases d’inhumation, celles sans sarcophage étant probablement plus récentes, précise Camille Vanhove, archéologue spécialiste en anthropologie et cheffe du service d’archéologie préventive. Tous les vestiges – ossements, céramiques, sarcophages… – seront collectés puis analysés en laboratoire, pour déterminer l’âge des ossements, le sexe, les éventuelles pathologies qui ont pu atteindre les os… Nous aurons ainsi également une idée de l’état sanitaire [des défunts], ce qui donnera des indications sur leur accès à la nourriture, donc sur leur rang social. Mais il faut savoir qu’à cette époque, ce mode d’inhumation en sarcophage est assez généralisé dans la région, où la pierre est facilement accessible. »
« On ne pouvait pas tout ouvrir d’un coup »
Les fouilles, qui n’ont réellement débuté qu’au mois de janvier, devraient se poursuivre en plusieurs phases, « au moins jusqu’à la fin du mois de mai », estime l’archéologue. Le but est en effet de travailler « en intelligence » avec le chantier du BHNS sans pénaliser son calendrier, tout en maintenant une voie de circulation. « On ne pouvait pas tout ouvrir d’un coup. »
Ce chantier de fouilles sera-t-il aussi prolifique que celui de Saint-Médard-en-Jalles, où 700 sarcophages de l’époque carolingienne ont été découverts en juillet dernier ? Le « bruit de fond », comme on dit dans le jargon, est plutôt positif, et on sait que le quartier abrite déjà une nécropole qui a servi dès l’Antiquité et jusqu’au XVIIIe siècle. « Beaucoup de sarcophages ont déjà été trouvés autour de la basilique » rappelle Camille Vanhove. Les fouilles sur ce nouveau périmètre devraient permettre de faire avancer les connaissances sur les limites de cette nécropole.





