L’armée burundaise a annoncé un premier bilan officiel de “13 civils” tués dans les explosions consécutives à l’incendie, mardi soir, d’un dépôt de munitions de Bujumbura, sans faire état d’aucun décès parmi les militaires.
Un haut gradé de l’armée et un de la police avaient assuré à l’AFP plus tôt mercredi que “des dizaines” de personnes avaient péri dans ces explosions, survenues dans le principal dépôt de munitions du pays, situé dans le quartier densément peuplé de Musaga, dans le sud de la capitale économique du Burundi.
Deux médecins hospitaliers contactés mercredi par l’AFP ont refusé de s’exprimer, disant craindre pour leur sécurité, les sujets sécuritaires étant sensibles au Burundi. Une source pénitentiaire a de son côté fait état de huit détenus “tués par des projectiles” et plusieurs blessés à la prison de Mpimba, voisine du Camp base abritant l’arsenal touché.
“Les explosions occasionnées par l’incendie ont causé pas mal de dégâts tant matériels qu’humain. On dénombre 13 personnes civiles qui sont décédées” et 54 autres blessées, a annoncé le général Gaspard Baratuza, porte-parole de l’armée lors d’une brève déclaration à la presse à Bujumbura, ajoutant que trois militaires avaient été blessés.
Outre des maisons et véhicules de particulier, “des équipements et des installations militaires (ont été) brûlés ou endommagés”, a-t-il ajouté, sans autre détail.



