Sur le papier, la baisse est nette : – 0,44 de yuan par litre pour l’essence 92. Un plein de 50 litres coûte environ 22 yuans de moins. Ce geste est visible pour les automobilistes et ils sont nombreux. La Chine compte près de 469 millions de véhicules et plus de 500 millions de conducteurs, rapporte RFI.
Mais dans les faits, l’effet reste limité. Depuis février, les prix avaient fortement augmenté d’environ 1,8 yuan par litre. Résultat, malgré cette baisse, faire le plein reste bien plus cher qu’en début d’année. Pour un conducteur moyen, cela représente encore jusqu’à 37 euros (300 yuans) de surcoût mensuel.
Surtout, l’impact dépasse largement les automobilistes. Environ 320 millions de propriétaires de véhicules thermiques sont directement concernés, mais les 1,4 milliard de Chinois subissent les effets indirects : hausse du transport de marchandises, des livraisons, de l’alimentation.
Pour un foyer, cela représente encore 25 à 63 euros (200 à 500 yuans) de dépenses supplémentaires chaque mois. En clair, cette baisse soulage, mais elle ne fait qu’effacer une partie de la hausse. La facture, elle, reste élevée.





