
A l’aéroport de Muan, en Corée du Sud, les relents d’essence sont tenaces. Derrière un cordon de police, des fragments de fauteuils, de valises et autres bouts de métal sont éparpillés au sol, à proximité de la carlingue du vol Jeju Air, selon l’AFP.
Le Boeing 737-800, qui reliait Bangkok à Muan (sud-ouest), s’est écrasé dimanche matin alors qu’il tentait un atterrissage d’urgence à la suite d’une possible collision avec des oiseaux, avant de prendre feu.Alors que des centaines de secouristes sont parvenus à maîtriser l’incendie et ont passé l’appareil au peigne fin, seuls deux rescapés, des membres de l’équipage, ont été identifiés, sur les 181 passagers.
“Un de mes fils était à bord de ce vol, il doit encore être identifié”, s’inquiète un vieil homme dans un salon de l’aéroport, préférant taire son nom.Sur les lieux du crash, seuls les crépitements des appareils photo et les voix des journalistes se font entendre tandis que près du tarmac, on peut voir des restes de brochures du duty-free, des gants sanitaires portés par l’équipage et la queue carbonisée de l’avion.





