Le ministre des Affaires étrangères (AE), Sameh Choucri a réaffirmé la nécessité de mettre fin aux Ingérences étrangères en Syrie. “C’est la condition sine qua non pour instaurer une paix permanente en Syrie”, a-t-il dit dans une allocution prononcée lundi devant la réunion ministérielle sur la Syrie, qui se tient en marge d’une autre réunion ministérielle à Rome en Italie de la coalition mondiale contre Daech.
Le chef de la diplomatie a abordé dans son allocution les dimensions de la crise syrienne prolongée de laquelle résultait une prise de contrôle par des groupes terroristes de certaines régions en Syrie ainsi que l’endurance des réfugiés et déplacés syriens en raison d’une conjoncture économique dure, a rapporté lundi M. Ahmed Hafez, porte-parole du ministère des AE.
Certaines puissances régionales occupent en outre des terres en Syrie sous prétexte de défendre les Alliés ou d’y combattre le terrorisme, en y établissant des changements démographiques, appuyant l’extrémisme, empirant les tensions confessionnelles, et transférant des mercenaires et combattants vers les zones de conflits hors de Syrie, selon le porte-parole.
M. Choucri a souligné que la communauté internationale se devait d’assumer les responsabilités de mettre un prompt terme à cette crise en se référant à la résolution N° 2254 du Conseil de sécurité de l’ONU, de soutenir les efforts de l’envoyé des Nations unies en Syrie, Geir Pedersen en vue d’aboutir à des résultats palpables mettant fin à l’endurance des Syriens.
Le ministre des AE a souligné qu’il était nécessaire d’avancer dans le processus politique, estimant qu’un règlement de la crise des réfugiés syriens serait lointain tant que l’unité territoriale du pays n’est pas réalisée avec l’insécurité prolongée. “Il incombe à la communauté internationale de soutenir les réfugiés syriens et tous les pays d’accueil”, a-t-il encore ajouté.
Le temps est venu de mettre fin à la longue endurance des Syriens et de sauver ce qui en reste du pays en faveur des futures générations, selon lui.