Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Dr Badr Abdel-Aati, a participé, vendredi 13 février, à la réunion du Comité des chefs d’État et de gouvernement africains sur le changement climatique (CAHOSCC), tenue sous la présidence du chef de l’État kényan, William Ruto.
Intervenant au nom du président Abdel Fattah al-Sissi, le chef de la diplomatie égyptienne a transmis les salutations du président égyptien à son homologue kényan, tout en réaffirmant l’engagement constant du Caire en faveur de l’action africaine commune dans le domaine climatique. Il a souligné la détermination de l’Égypte à défendre les priorités du continent dans le cadre du processus multilatéral.
Dans son allocution, Dr Badr Abdel-Aati a estimé que l’Afrique se trouve à un moment charnière, appelant à un équilibre entre l’accélération de l’action climatique et la préservation des impératifs de développement. Selon lui, relever les défis environnementaux du continent exige un renforcement de la confiance dans le multilatéralisme, le rejet des mesures unilatérales et la mobilisation de moyens de mise en œuvre suffisants, prévisibles et accessibles, adaptés aux réalités des pays africains.
Le ministre a également exposé cinq priorités majeures, mettant en tête la question du financement climatique, qu’il a qualifié de pierre angulaire de toute mise en œuvre effective. Il a insisté sur la nécessité de préserver l’intégrité des engagements existants, notamment ceux prévus par l’article 9.1 de l’Accord de Paris, refusant toute tentative de transformer un engagement juridiquement contraignant en contribution volontaire. Il a par ailleurs plaidé pour un renforcement du rôle des institutions financières internationales et des banques multilatérales de développement, ainsi que pour l’élaboration d’instruments de financement innovants spécifiquement orientés vers l’Afrique.
Dr Badr Abdel-Aati a aussi mis en avant l’importance d’une coopération et d’une intégration accrues entre les États africains, afin de consolider la position de négociation du continent et d’améliorer son accès aux ressources. Il a appelé à faire face aux mesures commerciales liées au climat susceptibles d’être discriminatoires ou restrictives, tout en encourageant un approfondissement de la coopération Sud-Sud et une participation active de l’Afrique aux débats mondiaux sur le climat et le commerce.
En conclusion, le ministre a réaffirmé l’attachement de l’Égypte au rôle central du multilatéralisme, aux valeurs des Nations unies et à la coopération internationale. Il a rappelé que l’accueil par l’Égypte de la COP27 à Charm el-Cheikh avait permis de placer les priorités africaines au cœur de l’agenda climatique mondial, assurant que son pays poursuivra son action au sein du CAHOSCC et aux côtés de ses partenaires africains, en cohérence avec l’Agenda 2063 de l’Union africaine.





