Le Dr Moustafa Madbouli, Premier ministre, a prononcé un discours lors de la cérémonie de clôture des travaux du « Forum Égypte 2026 », en présence de Son Excellence le Président Abdel Fattah Al-Sissi, Président de la République. Cet événement s’est tenu du 19 au 24 octobre courant dans la Nouvelle Capitale administrative.
Au début de son discours, le Premier ministre a souligné que le « Forum Égypte 2026 », organisé sur instruction de Son Excellence le Président Abdel Fattah Al-Sissi sur une durée de 5 jours consécutifs, avait pour objectif d’engager un dialogue et une discussion approfondis sur ce qui a été accompli sur le sol égyptien au cours d’un parcours de construction et de développement à la fois ardu et continu durant les 12 années écoulées.
Il a précisé que le but de ce dialogue n’était pas seulement de présenter et d’énumérer les réalisations, mais au contraire, d’établir un débat sérieux et authentique entre le gouvernement et l’ensemble des parties prenantes. L’objectif était de comprendre : où nous étions, où nous en sommes aujourd’hui, quels sont nos objectifs pour les trois prochaines années et, plus important encore, ce qui se serait passé si ces immenses efforts n’avaient pas été déployés.
Le Dr Moustafa Madbouli a affirmé que le gouvernement reste engagé par ce qu’il a souligné lors de la séance d’ouverture : toutes les étapes convenues pour les trois prochaines années ainsi que leurs mesures d’exécution seront accessibles à l’ensemble des citoyens dès leur finalisation, via la plateforme du Forum, qui servira de portail permettant à tous de suivre l’avancement des réalisations au cours de la période à venir.
Le Premier ministre a indiqué qu’il était présent aujourd’hui pour accomplir une tâche exigeante: consigner et clarifier pour l’Histoire ce qui s’est déroulé sur le sol égyptien au cours des 12 dernières années. Il a insisté sur le fait que ces réalisations ne se sont pas limitées à un seul endroit, mais ont touché tous les secteurs de l’État et chaque parcelle de la terre d’Égypte.
Après la projection d’un film documentaire retraçant les événements traversés par l’Égypte durant la période de gouvernance des Frères musulmans puis après la révolution de 2013, décrivant la situation des services publics, de l’économie, de la sécurité et des prestations sociales, le Dr Moustafa Madbouli a poursuivi son intervention en déclarant : « J’ai tenu à présenter cette courte vidéo pour l’Histoire et pour que nous n’oubliions pas d’où nous sommes partis. Son Excellence le Président a pris la responsabilité du pays dans des circonstances difficiles et exceptionnelles, contrairement à n’importe quel chef d’État prenant de nouvelles fonctions.
Rappelons-nous ce qui a été accompli au cours des douze dernières années et répondons aux questions soulevées quant aux motifs de la réalisation de l’ensemble de ces projets durant cette période. »
Poursuivant son discours, le Premier ministre a déclaré : « Si nous évoquons le premier défi, à savoir l’instabilité sécuritaire, chacun se souvient sans doute des conditions dans lesquelles nous vivions alors, marquées par l’absence de sécurité. Nous devions descendre dans la rue après la révolution pour protéger nos maisons et préserver nos biens, sans compter le déclenchement continu de sit-in, la survenue d’actes terroristes et de vagues d’assassinats ciblant des personnalités publiques, des policiers et des membres des forces armées. »
Il a ajouté : « Si nous parlons des défis majeurs qui ont constitué l’une des causes les plus importantes du 25 janvier, nous devons mentionner le défi démographique et urbanistique. Celui-ci résidait dans le fait que l’ensemble de la population égyptienne restait concentrée, depuis des milliers d’années, sur seulement 7 % de la superficie totale du territoire. En raison de la nature de notre pays et des conditions de vie des citoyens résidant dans ce type de zones, cette situation a entraîné une détérioration des services et des infrastructures de base, ainsi qu’un effritement complet des réseaux sous-jacents. »
Par la même occasion, le Dr Moustafa Madbouli a abordé le défi économique, soulignant que la croissance économique de l’époque était concentrée dans un très petit nombre de gouvernorats : plus de 64 % des investissements égyptiens se concentraient au Caire et à Guizeh, outre la concentration des investissements directs étrangers dans le Grand Caire, Guizeh et Alexandrie.
Seuls 9 % des gouvernorats égyptiens étaient en mesure de dynamiser l’activité économique. Cette situation a enfermé l’économie égyptienne dans un cercle vicieux, souffrant d’une sous-utilisation de ses ressources et d’une pression sur les rares moyens disponibles, en plus de la croissance démographique, des défis sécuritaires et des restrictions existant dans plusieurs régions, ce qui a finalement conduit à la détérioration subie par l’économie égyptienne.
Le Premier ministre a fait remarquer qu’en l’espace de trois ans, entre 2011 et 2014, cette situation a entraîné une baisse des réserves de devises de l’Égypte, une chute très importante des investissements directs étrangers, un ralentissement du taux de croissance de 5,1 % à 1,9 %, une hausse du chômage à 13,2 % et une augmentation du déficit budgétaire de 8 % à 12 %. Telle était la situation de l’État à cette époque.
Il a ajouté : « Son Excellence le Président Abdel Fattah Al-Sissi, Président de la République, a adopté un projet national intégré pour le développement. »
Le Dr Moustafa Madbouli a poursuivi : « Ainsi, le projet de développement adopté par le Président repose sur plusieurs axes principaux.»
Le Premier ministre a expliqué que ces axes consistent en l’extension de l’espace urbain, le développement de l’urbanisme existant et leur raccordement à un réseau intégré de routes, de divers moyens de transport, de chemins de fer, de ports et de zones logistiques.
À cela s’ajoutent la création d’infrastructures modernes et la fourniture des services nécessaires aux activités économiques et sociales, ainsi que le soutien à la production, à l’emploi et à l’accélération de la croissance de tous les secteurs. L’axe le plus important reste toutefois le développement humain à travers l’éducation, la santé, les services essentiels et les réseaux de protection sociale. Il a conclu en soulignant que l’État s’est employé à concrétiser ces axes tout au long de cette période.





