Une délégation égyptienne éminente regroupant les ministres des Affaires étrangères, M.Sameh Choucri et le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Irrigation, Dr Mohamed Abdel Aati, a effectué une visite, mercredi 9 juin, à Khartoum.
La visite a pour but de tenir des pourparlers intensifiés avec la partie soudanaise qui regroupe la ministre des Affaires étrangères, Mme Mariam Al Sadek Al Mahdi et le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Irrigation, le professeur Yasser Abbas.
Les experts juridiques et techniques des deux parties ont également pris part à la réunion, a fait savoir un communiqué publié par le ministère égyptien des Affaires étrangères.
Les pourparlers ont eu lieu dans un climat positif d’entente mutuelle. Les discussions se sont axées sur les évolutions du dossier du Barrage éthiopien de la Renaissance.
Les deux parties se sont mis d’accord sur les risques sérieux et les graves répercussions du remplissage unilatéral du Barrage de la Renaissance.
Les deux bords ont affirmé l’importance de conjuguer leurs efforts sur les échelles régionale, continentale et internationale. Efforts visant à inciter Éthiopie à négocier sérieusement, avec de bonnes intentions et avec une véritable volonté politique. Ceci, afin de parvenir à un accord global, équitable et contraignant sur le remplissage et le fonctionnement du Barrage, après que les négociations parrainées par l’Union Africaine sont arrivées à une impasse à cause de l’intransigeance éthiopienne.
Il y a eu une convergence de vues sur la nécessité d’agir pour préserver la sécurité, la paix et la stabilité dans la région et dans le continent. Ce qui exige une intervention active de la part de la communauté internationale pour éviter les risques liés à la poursuite de l’attitude éthiopienne qui cherche à imposer un fait accompli sur les pays en aval. Risques liés aussi à l’attitude unilatérale de l’Ethiopie concrétisée par la déclaration de la décision de remplir le Barrage durant la prochaine cure. Décision qui ne prend pad en considération les intérêts de l’Égypte ni du Soudan.
Les ministres égyptiens et soudanais des AE et de l’Irrigation ont annoncé leur grande inquiétude vis-à-vis des répercussions et atteintes probables dues au remplissage et fonctionnement du Barrage de façon unilatérale sans accord juridique contraignant. Accord qui régirait le fonctionnement du Barrage et garantirait les droits et intérêts hydriques de l’Égypte et du Soudan.





