Une session de consultations politiques entre l’Égypte et la France s’est tenue le 1er juin au siège du ministère égyptien des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens à l’étranger. Les discussions ont été coprésidées par l’ambassadeur Nazih El-Nagari, assistant du ministre des Affaires étrangères chargé de la planification politique et de la gestion des crises, et son homologue français Tristan Aureau.
Les consultations ont porté sur la situation au Moyen-Orient, en mettant l’accent sur l’évolution des négociations en cours visant à mettre fin à la guerre dans la région, ainsi que sur les développements préoccupants au Liban. Les deux parties ont également évoqué les efforts de l’Égypte et du Quartet pour consolider le cessez-le-feu et réduire les tensions afin d’éviter une reprise du conflit.
Les discussions ont également abordé les répercussions économiques de la guerre sur les pays de la région, notamment en ce qui concerne les approvisionnements énergétiques, le trafic maritime et les flux d’investissements. Les deux parties ont souligné la nécessité pour tous les acteurs concernés d’intensifier leurs efforts afin de parvenir à une solution.
De son côté, l’ambassadeur Nazih El-Nagari a insisté sur le caractère central de la question palestinienne pour la sécurité et la stabilité de la région, la qualifiant de cause fondamentale pour les peuples du Moyen-Orient et étroitement liée à l’ensemble des dossiers régionaux. Il a souligné la nécessité pour la communauté internationale d’œuvrer afin d’amener Israël à respecter les dispositions du plan de paix pour Gaza adopté lors du sommet de Charm Al-Cheikh pour la paix l’année dernière, ainsi qu’à mettre fin aux violations commises contre les Palestiniens en Cisjordanie.
La partie française a salué les efforts de l’Égypte en faveur de la sécurité et de la stabilité régionales à travers une politique équilibrée, tout en exprimant son appréciation pour la concertation permanente entre les deux pays sur les questions d’intérêt commun, dans le cadre de leurs relations distinguées, notamment après leur élévation au niveau de partenariat stratégique. Les deux parties ont également échangé leurs analyses sur l’avenir de la région et du système international face aux conflits et aux évolutions rapides aux niveaux régional et international.





