Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens à l’étranger, Dr Badr Abdel Aati, a participé, lundi 1er juin, à la session ministérielle intitulée « Renforcer la coopération économique : promouvoir une prospérité commune et une croissance durable », organisée dans le cadre de la réunion ministérielle Corée–Afrique. À cette occasion, il a présenté la vision de l’Égypte pour le renforcement du partenariat entre la République de Corée et les pays africains, dans le but de soutenir les efforts de développement durable et de favoriser une prospérité partagée.
Dans son intervention, Dr Badr Abdel Aati a souligné que le continent africain dispose d’atouts considérables pour réaliser un développement global et durable, grâce à l’abondance de ses ressources naturelles et à l’importance de son potentiel humain, caractérisé par une population jeune et dynamique. Il a indiqué que les défis liés à la paix, à la sécurité et au développement nécessitent une approche globale fondée sur le développement des infrastructures, le renforcement de l’industrialisation, le transfert et la localisation des technologies, ainsi que sur l’appui aux efforts d’adaptation au changement climatique et de consolidation de la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique. Il a également insisté sur l’importance de soutenir les programmes de reconstruction et de développement post-conflit.
Le ministre a, par ailleurs, mis l’accent sur la nécessité de renforcer l’efficacité du système multilatéral, de réformer l’architecture financière internationale et d’accroître la capacité des institutions financières internationales ainsi que des banques multilatérales de développement à fournir des financements concessionnels aux pays africains. Il a réaffirmé le soutien total de l’Égypte à la position africaine unifiée concernant la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies, conformément au Consensus d’Ezulwini et à la Déclaration de Syrte.
Abordant la coopération entre la Corée et l’Afrique, Dr Badr Abdel Aati a estimé qu’elle constitue un modèle prometteur de partenariat pour le développement. Il a réaffirmé l’attachement de l’Égypte au renforcement de la coopération entre les pays du Sud à travers l’échange d’expertises et la mise en place de partenariats fondés sur la complémentarité et les bénéfices mutuels. Il a également souligné l’importance de poursuivre les programmes de coopération triangulaire avec la Corée du Sud dans les pays africains, par l’intermédiaire de l’Agence égyptienne de partenariat pour le développement et du Centre international du Caire pour le règlement des conflits, le maintien et la consolidation de la paix.
Le chef de la diplomatie égyptienne a en outre appelé à un renforcement de la coopération coréenne avec les institutions de l’Union africaine accueillies par l’Égypte, notamment le Centre de l’Union africaine pour la reconstruction et le développement post-conflit, l’Agence spatiale africaine ainsi que le Centre d’excellence du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique consacré à la résilience climatique.
Le ministre a également évoqué la question de la sécurité hydrique, qu’il a qualifiée de défi existentiel pour l’Égypte, étroitement lié à sa sécurité nationale. Il a insisté sur la nécessité de respecter les règles du droit international régissant la gestion des ressources en eau transfrontalières, de manière à garantir les intérêts communs et à renforcer la coopération entre les États. Il a souligné que la gestion durable des ressources hydriques constitue l’un des domaines les plus prometteurs du partenariat entre l’Afrique et la Corée.
En conclusion, Dr Badr Abdel Aati a présenté les préparatifs en cours pour l’organisation en Égypte de la première édition du Forum d’affaires « Alamein–Afrique », prévue ce mois-ci en marge du Sommet de coordination semestriel de l’Union africaine. Il a affirmé que ce forum constituera une plateforme majeure pour le développement des partenariats commerciaux et des investissements à l’échelle du continent, invitant la partie coréenne ainsi que les entreprises sud-coréennes à y participer activement et à tirer parti des nombreuses opportunités d’investissement offertes par les marchés africains.





