Le Dr Hani Sweilam, ministre des Ressources hydrauliques et de l’Irrigation, a participé aux travaux du segment ministériel de la 17ᵉ session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP17), qui s’est tenue à Oulan-Bator, capitale de la Mongolie.
Le ministre y a prononcé le discours de la République arabe d’Égypte, exposant la vision du pays pour faire face aux défis de la désertification, de la dégradation des terres et de la sécheresse, tout en soulignant l’importance de renforcer la coopération internationale dans ce domaine.
Dr Sweilam a affirmé que la dégradation des terres, la désertification et la sécheresse ne sont plus de simples défis environnementaux, mais touchent désormais directement la sécurité alimentaire et hydrique, les moyens de subsistance ainsi que la stabilité économique et sociale.
Il a précisé que l’Égypte considère l’eau et les terres comme deux éléments indissociables d’un système unique, et que relever ces défis nécessite une gestion intégrée. Cette approche vise à améliorer l’efficacité de l’utilisation de l’eau, à promouvoir la collecte des eaux de pluie, à protéger les ressources souterraines, à réutiliser les eaux usées et à soutenir la restauration des écosystèmes et leur résilience.
Sweilam a également insisté sur la nécessité de passer des engagements à la mise en œuvre effective. Cela doit se faire par la mise à disposition de ressources financières et de mécanismes institutionnels clairs, ainsi que par l’adoption d’outils de financement innovants garantissant l’acheminement de l’aide vers les pays et communautés les plus vulnérables — en particulier les pays en développement et africains —, tout en stimulant les investissements durables et les partenariats public-privé.
Dr Sweilam a souligné que la sécheresse constitue l’un des défis mondiaux les plus pressants, dont la gravité s’accroît pour les pays confrontés à une pénurie d’eau aiguë comme l’Égypte, où les ressources en eau disponibles sont inférieures au seuil de rareté absolue, dans un contexte où le désert recouvre plus de 95 % du territoire national. Il a ainsi réitéré l’urgence de passer d’une gestion de crise à une prévention proactive, au renforcement des systèmes d’alerte précoce et à une gestion intégrée de l’eau et des terres.
En outre, le ministre a exprimé le souhait de l’Égypte de voir des progrès concrets vers l’élaboration d’un protocole juridique contraignant sur la sécheresse. Un tel instrument fournirait un cadre clair pour l’action collective, renforcerait la solidarité internationale et aiderait les pays les plus touchés à renforcer leurs capacités de prévention, de préparation et de réponse aux impacts de la sécheresse.
Dans le cadre de cette responsabilité partagée, le ministre a souligné la nécessité d’une gouvernance des ressources en eau transfrontalières conforme au droit international, afin de garantir des bénéfices mutuels sans porter préjudice à aucune partie.
Cette démarche pose des bases solides pour le développement, la coopération et l’intégration régionale, à l’opposé des mesures unilatérales qui nuisent aux intérêts des États riverains, entravent les efforts de développement durable et d’intérêt commun, et aggravent les conséquences de la sécheresse et de la désertification dans les bassins fluviaux et les cours d’eau transfrontaliers.
Sweilam a conclu en réaffirmant l’engagement de l’Égypte à poursuivre sa collaboration avec toutes les parties pour protéger les ressources naturelles, promouvoir la durabilité de l’eau et des terres, et soutenir les populations les plus vulnérables. Il a exprimé l’espoir de l’Égypte de voir cette session aboutir à des résultats pratiques et ambitieux, sur lesquels le pays pourra s’appuyer lorsqu’il accueillera la 18ᵉ session de la Conférence des Parties (COP18) en 2028, à Charm el-Cheikh, la ville de la paix.





