L’opposition sud-coréenne a annoncé hier mercredi le dépôt au Parlement d’une motion de destitution contre le président conservateur Yoon Suk Yeol, après sa tentative ratée d’imposer la loi martiale, rapporte l’AFP.Cette motion, qui devra réunir une majorité des deux tiers pour être adoptée, pourrait être soumise au vote dès vendredi, ont indiqué au cours d’une conférence de presse les six partis d’opposition représentés au Parlement, dont le principal d’entre eux, le Parti démocrate (centre-gauche). M. Yoon, dont la cote de popularité était déjà au plus bas, est mis dos au mur par l’opposition comme par son propre parti après avoir instauré la loi martiale lors d’une allocution surprise tard mardi, avant d’abroger cette mesure à peine six heures plus tard sous la pression des députés et de la rue.Dans le contexte de difficultés à adopter le budget, le président avait justifié cette mesure exceptionnelle en disant vouloir “éliminer les éléments hostiles à l’Etat” et “protéger la Corée du Sud libérale des menaces posées par les forces communistes nord-coréennes”.M. Yoon, élu de justesse en 2022 et qui n’a jamais disposé de la majorité au Parlement, avait pointé du doigt une “dictature législative” et accusé les élus de l’opposition de bloquer “tous les budgets essentiels aux fonctions premières de la nation”.





