Au nom de la lutte contre « l’expansion désordonnée du capital », de nouvelles réglementations viennent sanctionner les entreprises chinoises du secteur privé. Parmi elles, les géants de la technologie.
Lourdes sanctions imposées aux fleurons de la technologie, désormais placés sous étroite surveillance, obligation faite aux entreprises du secteur du soutien scolaire de revoir de fond en comble leur modèle économique et de se muer en associations à but non lucratif, mise au pas de l’industrie du showbiz et interdiction aux moins de 18 ans de jouer plus de trois heures par semaine aux jeux vidéo en ligne, analyse Le Monde dans son édition publiée le 7 Septembre 2021.
Les lampions de la fête organisée le 1er juillet à l’occasion du centenaire du Parti communiste chinois étaient à peine éteints qu’un nombre incalculable de nouvelles réglementations s’est abattu sur les entreprises chinoises. Pas sur toutes : sur celles du secteur privé qui, d’une façon ou d’une autre, incarnent l’avenir. Soit parce qu’elles sont liées à Internet, soit parce qu’elles s’adressent aux jeunes. Mot d’ordre invoqué : la lutte contre « l’expansion désordonnée du capital ». Il y a de bonnes raisons à cela.
Apparus au début du siècle, les géants chinois de la technologie ont bénéficié de trois facteurs exceptionnels : la taille de leur marché, la grande muraille technologique qui les a mis à l’abri de la concurrence étrangère et la vétusté du système bancaire auquel ils se sont substitués.





