




La mission archéologique égyptienne du Conseil suprême des Antiquités, travaillant sur le site antique d’Aydhab, dans la région de Halayeb sur la côte de la mer Rouge, a mis au jour un ensemble de vastes réservoirs et citernes, ainsi que plusieurs bâtiments et infrastructures de service. Cette nouvelle découverte archéologique éclaire l’infrastructure du port d’Aydhab, l’un des ports égyptiens les plus importants et les plus prospères de l’époque islamique.
Le ministre du Tourisme et des Antiquités, Chérif Fathy, a affirmé que cette découverte contribue à souligner le développement qu’ont connu les ports de l’Égypte antique et les infrastructures avancées dont ils disposaient pour le commerce et l’accueil des pèlerins. Elle met en évidence l’importance stratégique de l’Égypte en tant que centre culturel et commercial majeur à travers l’histoire. Il a également souligné l’importance accordée par le ministère aux fouilles et aux études archéologiques dans les zones frontalières et reculées, compte tenu de leur importance historique et culturelle considérable.
Pour sa part, Dr Hisham El-Leithy, secrétaire général du Conseil suprême des Antiquités, a expliqué que cette découverte met en lumière un aspect important des infrastructures portuaires dont dépendait le port historique d’Aydhab. Les citernes étaient un élément fondamental du fonctionnement des activités maritimes et commerciales, et permettaient également de répondre aux besoins des pèlerins arrivant au port en route vers la Terre sainte.
Dr Diaa Zahran, responsable du secteur des antiquités islamiques, coptes et juives, a indiqué que les fouilles, menées par le professeur Mohamed Abu El-Wafa, ont permis de mettre au jour une imposante citerne principale mesurant environ 15,10 mètres de long, 3,15 mètres de large et près de 3 mètres de haut. Construite en grès et en pierres coralliennes locales, elle était recouverte d’une couche de mortier de calcaire blanc pour assurer son étanchéité. Par ailleurs, plusieurs autres citernes ont été découvertes au sud du site.
Il a ajouté que les fouilles archéologiques menées dans les environs ont également révélé les vestiges de fondations d’habitations, de tours de guet et d’infrastructures de service, témoignant d’un système complet de gestion du port et de satisfaction des besoins des pèlerins et des marchands qui le fréquentaient depuis des siècles.
La mission a également mis au jour une importante collection de découvertes archéologiques, notamment des fragments de poterie datant de l’époque fatimide, certains peints en vert, ainsi que des fragments de porcelaine chinoise importée. Ces vestiges illustrent la prospérité de l’activité commerciale du port et l’étendue de ses liaisons maritimes avec de nombreuses régions, en particulier l’Inde, le Yémen et l’Afrique de l’Est.
Il convient de noter que le port d’Aydhab était l’un des plus importants de la mer Rouge au Moyen Âge, constituant une étape majeure pour les pèlerins d’Égypte et d’Afrique du Nord en route vers la Terre sainte, outre son rôle essentiel dans le commerce maritime.





