Le programme des Nations unies pour l’environnement publie un nouveau rapport qui souligne que les objectifs ne sont pas tenus par les États.En décembre 2015, 195 pays signaient un accord historique lors de la COP21 qui se tenait à Paris. Cinq ans plus tard, à trois jours de l‘anniversaire de la signature, le programme des Nations unies pour l’environnement publie un nouveau rapport peu encourageant.
Le document mesure en effet l’écart entre les engagements des pays en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et les objectifs de l’Accord de Paris.Pour la troisième année consécutive, les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté en 2019. Les incendies ont même renforcé le rythme d’émission.
La concentration de gaz à effet de serre a atteint des records. «L‘année 2020 est en passe d‘être l‘une des plus chaudes jamais enregistrées, avec des incendies de forêts, les sécheresses, les tempêtes et la fonte des glaciers qui s‘intensifient» et les incendies ont même renforcé le rythme d’émission, selon les Nations unies. Selon le site francetvinfo.fr, Le rapport de l‘ONU alerte notamment sur la mauvaise trajectoire des pays les plus émetteurs et sur l’occasion manquée pour l’instant d’associer les plans de relance liés à la crise sanitaire du Covid-19 à la transition verte.
La Chine, les États-Unis et l’Europe sont dans le trio de tête des pays ou des blocs les plus émetteurs. Les engagements pris il y a cinq ans dans l’Accord de Paris ne sont plus compatibles avec un maintien des températures sous les 2 degrés Celsius. S’ils ne sont pas revus et tenus, la trajectoire est de plus 3 degrés à la fin du siècle.