Chaque année, le monde entier célèbre la femme le 8 mars. L’Egypte consacre tout ce mois à Eve vu son rôle clé dans le développement de la société. Le Progrès Egyptien a choisi en cette occasion de mettre la lumière sur certaines figures aussi bien féminines que féministes qui ont marqué l’histoire d’Egypte.

La reine Hatchepsout
Dans toute l’histoire de l’Égypte, la seule femme ayant réussi à se faire couronner pharaon s’appelait Hatchepsout. C’était au 15e siècle avant notre ère, sous la 18e dynastie, selon www. french. memphistours.com. Hatchepsout se distingue, dans l’histoire de l’Égypte Antique, comme l’un des plus grands pharaons. Elle était cependant une femme et est aujourd’hui reconnue comme une des premières femmes ayant compté dans l’histoire et dont les exploits sont connus des historiens. Hatchepsout était le 5ème pharaon de la 18ème dynastie pendant le Nouvel Empire. Les dates de son règne sont encore sources de débat par les historiens mais il semblerait qu’elle eût régné en Égypte pendant vingt-deux années, de 1470 à 1458 avant JC. Au cours de son règne, Hatchepsout fut couronnée de nombreux succès, notamment lors du rétablissement des relations commerciales qui furent interrompues pendant l’occupation de l’Égypte par les Hyksos. Ce sont ces succès dans les domaines économiques qui l’ont conduit à être reconnue comme un dirigeant triomphant. Les relations commerciales les plus prospères et triomphales furent établies avec le pays de Pount, placé par la majorité des auteurs sur la côté africaine de la Mer Rouge. Cet accomplissement fut immortalisé sur les reliefs de son temple funéraire sur la rive ouest du Nil à Louxor, l’ancienne Thèbes. En résultat des efforts d’Hatchepsout, l’Égypte bénéficia d’une période de prospérité économique pendant et après son règne.
La militante Hoda Charaaoui
Hoda Chaaraoui est une figure centrale du féminisme égyptien du début du XXe siècle et l’un des visages les plus célèbres du féminisme arabe. Femme de conviction, elle consacra sa vie aux deux combats qui lui semblaient essentiels à sa propre libération : le combat pour les femmes, et celui contre le colonialisme. Elle crée l’Association intellectuelle des Égyptiennes en 1914. Elle organise des conférences, invite des féministes européennes et pose des fondements théoriques du féminisme régional. Hoda Chaaraoui s’implique très tôt dans le mouvement nationaliste égyptien pour l’indépendance. Son mari – elle s’est remariée avec son cousin à l’âge de 21 ans – fonde le parti Wafd, principal parti indépendantiste, au côté du leader Saad Zaghloul. Alors que la révolution de 1919 contre l’occupation britannique éclate, Hoda mobilise son réseau de femmes pour organiser des manifestations et prendre part au mouvement. Elle devient présidente du Comité central des femmes du Wafd.
L’intellectuelle Soheir Al-Qalamaoui
Soheir Al-Qalamaoui est l’une des premières égyptiennes à avoir achevé leurs etudes à l’université et à avoir obtenu un magistère en 1911. Elle a été la première à obtenir son doctorat en 1956, comme le révèle le journal Al-Ahram. Al-Qalamaoui est devenue professeur de littérature arabe et chef du département à la faculté de Lettres à l’Université du Caire. Elle devient membre du Parlement en 1967 et participe à la fondation du Salon du Livre du Caire. Elle s’engage dans la création et la fondation de nombreuses bibliothèques et projets de traduction de la littérature classique mondiale vers l’arabe. Elle meurt en 1997.
La pilote Latifa Al-Nadi
Il s’agit de la première pilote femme en Egypte. Elle est née en 1907. Elle obtient son permis de vol en 1933 et décède en 2002. Il est vrai que la majorité des femmes égyptiennes n’ont pas opté pour cette profession.
Mais, il faut reconnaître qu’il y a eu quand-même quelques exemples remarquables dans le domaine de l’aviation dans les pilotes Dina Al-Sawi, Aziza Moharam, Aïda Tekla, Leïla Massoud, Aïcha Abdel-Maqsoud, autant de femmes qui demeurent éternelles par leurs exploits
La scientifique Samira Moussa
Samira Moussa représente la première femme égyptienne à devenir une scientifique dans le domaine du nucléaire. Née en 1917, Moussa est entrée dans le domaine de la médecine après la lutte de sa mère contre le cancer. Elle est diplômée avec mention de la Faculté des sciences Fouad I Université. Elle parvient à obtenir son doctorat dans les radiations atomiques en 1952 et elle est plein d’espoir. Malheureusement, durant son séjour, aux Etats-Unis, elle est décédée dans un accident de voiture.
La journaliste Amina Al-Saïd
Amina Al-Saïd est connue pour avoir rempli le poste de rédactrice en chef du fameux magazine « Hawaa » (Eve) qui est paru pour la première fois en 1954. Ses écrits sont purement féministes, elle y défend les droits de la femme et prône l’égalité homme-femme. Même si elle a grandi dans une société fermée à Assiout, elle devient membre de l’Union féministe à partir de 1931 et poursuit ses études à l’Université de Fouad I. Elle est également devenue PDG de la maison de presse Dar Al-Hélal et a mené avec courage une énorme campagne pour l’émancipation de la femme et contre l’islamisme qui avait commencé dans les années 70 du siècle dernier.
L’Astre de l’Orient, Oum Kalthoum
Née le 4 mai 1908, Oum Kalthoum, baptisée aussi « Souma » ou « L’Astre de l’Orient » demeure une des plus puissantes chanteuses sur la scène musicale arabe et égyptienne. Elle a chanté sur le théâtre de l’Olympia à Paris pour collecter des sommes importantes pour financer l’Armée égyptienne après la guerre de 1967. Souma était une belle voix, mais aussi une femme engagée prête à défendre son pays contre tout agresseur.




