Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ismaïl Baghaï, a déclaré que Téhéran n’envisageait pas, à ce stade, d’imposer des droits de passage aux navires transitant par le détroit d’Ormuz.
Il a précisé que l’Iran et Oman étaient parvenus à un accord sur un itinéraire de navigation dans le détroit et poursuivaient leurs discussions sur certains aspects techniques.
Concernant le déminage, Ismaïl Baghaï a indiqué qu’il s’agissait d’une question traitée entre l’Iran et Oman, en leur qualité d’États riverains du détroit d’Ormuz.
Il a également souligné que les négociations avec le Sultanat d’Oman visaient à définir un nouveau couloir de navigation dans le détroit.
Selon le porte-parole, des mécanismes de contrôle de la navigation seront mis en place et des services seront fournis aux navires. Il a estimé qu’il serait, dans ce contexte, naturel de percevoir des droits correspondants.
Ismaïl Baghaï a par ailleurs précisé que l’itinéraire actuellement étudié avec Oman serait provisoire et remplacerait les deux voies de navigation actuellement utilisées, au nord et au sud du détroit.
Il a enfin affirmé que la voie méridionale du détroit d’Ormuz était, selon Téhéran, illégale, dangereuse et contraire au protocole d’accord.



