Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens à l’étranger, Dr Badr Abdel Aati, s’est entretenu par téléphone avec le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, et a également échangé avec la commissaire européenne chargée de la Méditerranée, Dubravka Šuica, autour des évolutions rapides dans la région, de l’escalade militaire en cours et des efforts visant à en réduire l’intensité.
Le ministre Dr Badr Abdel Aati a présenté les conclusions des réunions d’Islamabad tenues dans le cadre du format quadripartite Égypte–Arabie saoudite–Turquie–Pakistan, axé sur la désescalade et la prévention de l’extension du conflit. Il a également détaillé les initiatives de médiation conduites par l’Égypte, en coordination avec la Turquie et le Pakistan, en vue d’établir un canal de négociation direct entre les parties iranienne et américaine, afin de contenir la confrontation militaire, privilégier la voie diplomatique et éviter une dérive vers un chaos régional généralisé.
Économie : coordination renforcée avec l’Union européenne
Les échanges ont, par ailleurs, abordé les répercussions économiques du conflit sur l’économie mondiale et sur les pays de la région. Les responsables européens ont évoqué, dans ce contexte, les programmes de coopération économique et financière entre l’Égypte et l’Union européenne, ainsi que leur mise en œuvre. Ils ont salué la solidité des fondamentaux de l’économie égyptienne et sa capacité de résilience face aux défis régionaux et internationaux, malgré l’impact de l’escalade militaire sur la croissance mondiale, la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, ainsi que les perturbations des chaînes d’approvisionnement.
Résilience : confiance dans l’économie égyptienne
De son côté, le ministre Dr Badr Abdel Aati a souligné que l’économie égyptienne a démontré une forte capacité d’absorption des chocs liés aux tensions régionales, grâce aux réformes structurelles et monétaires engagées par le gouvernement au cours des dernières années. Il a rappelé que l’Égypte a su surmonter par le passé de multiples crises régionales, exprimant sa pleine confiance dans sa capacité à franchir également cette nouvelle étape. Il a, en outre, réaffirmé la poursuite des réformes économiques et les efforts visant à renforcer un climat propice à l’investissement, dans un contexte de sécurité et de stabilité maintenu en dépit des tensions régionales.
Objectif commun : désescalade et partenariat renforcé
Les deux entretiens ont abouti à un accord sur la nécessité d’intensifier les efforts en faveur de l’apaisement et de la désescalade dans la région, tout en poursuivant le renforcement des relations stratégiques, économiques et financières entre l’Égypte et l’Union européenne.





