À l’occasion du douzième anniversaire de la Révolution du 30 juin, le Président égyptien Abdel-Fattah Al-Sissi a adressé un discours solennel au peuple égyptien, saluant la mémoire de cette date fondatrice dans l’histoire contemporaine du pays. Une révolution qu’il a qualifiée d’« épopée nationale », portée par la volonté populaire de restaurer l’identité, l’unité et la souveraineté de l’État face aux menaces de l’extrémisme, du chaos et des ingérences.
« Cette révolution immortelle fut le point de départ vers une République nouvelle », a déclaré le chef de l’État, rappelant les grandes étapes franchies depuis 2013. Il a mis en avant les réalisations concrètes accomplies non par des mots, mais par « des actes et des projets », dans un parcours marqué par les sacrifices, les combats contre le terrorisme et les défis multiples auxquels l’Égypte a dû faire face.
Le Président a insisté sur la transformation profonde du pays grâce à une infrastructure moderne, une dynamique de développement durable et la mobilisation des forces vives de la nation : « Nous construisons, nous développons, nous modernisons… sur cette terre que nos martyrs ont arrosée de leur sang. »
Sur un ton grave, Abdel-Fattah Al-Sissi a élargi sa réflexion au contexte régional, déplorant les ravages de la guerre dans plusieurs pays arabes, de Gaza à la Somalie en passant par la Syrie, la Libye, le Soudan et le Yémen. Il a lancé un appel vibrant aux parties belligérantes et à la communauté internationale pour qu’elles reviennent à la raison et à la voix de la sagesse : « Le vrai chemin vers la paix ne passe ni par les bombes, ni par la force, ni par des accords rejetés par les peuples. »
Il a réaffirmé que la paix au Moyen-Orient demeure impossible sans une solution juste à la question palestinienne : « La paix ne sera atteinte que par l’établissement d’un État palestinien indépendant sur les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale. »
Dans un message à la nation, il a exalté l’unité, la conscience collective et le refus des divisions comme véritables piliers de la force égyptienne. « Oui, les charges sont lourdes, les défis sont immenses, mais nous ne nous inclinons que devant Dieu », a-t-il déclaré, tout en affirmant que la priorité du gouvernement reste l’allègement des souffrances quotidiennes des citoyens, surtout dans un environnement régional en proie à l’instabilité.
En conclusion, le Président Al-Sissi a rendu hommage aux martyrs, à leurs familles et à tous ceux qui œuvrent pour la sécurité et le développement du pays : les forces armées, la police, et l’ensemble des institutions de l’État. « Voici l’Égypte, fière et debout face aux épreuves… construite par la volonté de son peuple et portée par la fidélité de ses enfants. »
Son discours s’est achevé par un triple cri du cœur, devenu leitmotiv de son engagement :
« Vive l’Égypte… Vive l’Égypte… Vive l’Égypte ! »