Au nom du Président Abdel-Fattah Al-Sissi, le Premier ministre, Dr Moustafa Madbouli, a pris part ce matin à la séance inaugurale du quatrième Sommet des Nations Unies sur le Financement du Développement, qui se tient dans la province espagnole de Séville du 30 juin au 3 juillet 2025. L’événement réunit plus de 70 chefs d’État et de gouvernement, en présence du roi d’Espagne Felipe VI, ainsi que de nombreux dirigeants d’institutions financières internationales, représentants de la société civile, de fondations caritatives et du secteur privé, notamment dans les domaines de l’énergie, de l’alimentation et des technologies numériques.
Dans son discours d’ouverture, Sa Majesté le roi Felipe VI a salué l’accueil du sommet par la ville de Séville, soulignant l’importance cruciale du respect des engagements internationaux en matière de financement du développement et la nécessité de renforcer la coopération multilatérale pour les générations futures. Il a également insisté sur la performance des politiques de financement du développement et le rôle des cadres de gouvernance multilatérale.
La séance inaugurale a débuté par l’élection du président du sommet, suivie d’interventions majeures, notamment celles du président du sommet, du secrétaire général des Nations Unies, du président de l’Assemblée générale, du président du Conseil économique et social, du président de la Banque mondiale, de la directrice générale du FMI, de la directrice générale de l’OMC, ainsi que du secrétaire général du sommet.
Dans son allocution, le président du sommet, Pedro Sánchez, également chef du gouvernement espagnol, a appelé à une mise en œuvre effective des engagements pris lors du sommet et à travers la plateforme de Séville. Il a plaidé pour une réforme en profondeur des institutions financières internationales afin de les rendre plus justes et plus représentatives. Il a insisté sur l’importance d’un dialogue fondé sur le respect mutuel, sans discrimination entre les nations, et sur la nécessité de revitaliser le cadre multilatéral pour relever les défis du financement du développement.
Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a mis en garde contre l’impact des tensions géopolitiques mondiales sur les dynamiques de développement, appelant à la mobilisation urgente de ressources financières et à l’innovation en matière de mécanismes de financement. Il a également soutenu la réforme des institutions financières internationales pour les rendre plus transparentes et représentatives.
Le président de l’Assemblée générale, Philemon Yang, a, de son côté, exhorté la communauté internationale à redoubler d’efforts pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2030 pour le développement durable, en soulignant notamment l’urgence de trouver des solutions face à l’endettement croissant des pays en développement et à la nécessité de leur garantir un accès à un financement abordable, adapté à leurs besoins.
Les discours des responsables de la Banque mondiale, du FMI, de l’OMC et du Conseil économique et social ont convergé autour de l’urgence d’intensifier la coopération internationale pour répondre aux enjeux du financement du développement, notamment dans les pays du Sud, et de soutenir les programmes nationaux à travers des partenariats renforcés.
La participation de l’Égypte à ce sommet illustre sa volonté de s’inscrire activement dans la dynamique internationale visant à bâtir un modèle de développement plus équitable, inclusif et durable.