Découvertes archéologiques majeures, mise en lumière du patrimoine vivant et regard renouvelé sur l’histoire de l’égyptologie : la presse internationale continue de porter un intérêt soutenu à l’Égypte, à travers des articles et productions culturelles qui soulignent la richesse de son passé et la vitalité de ses recherches. Tour d’horizon de trois publications récentes consacrées à l’Égypte antique et à son héritage.
Par Marwa Mourad
Un rare et colossal temple solaire égyptien exhumé à Abousir
Un trésor vient d’émerger des limons du Nil. Longtemps dissimulé sous des tonnes de sédiments accumulés au fil des millénaires par les crues du fleuve, le temple solaire du roi Niousserê, souverain de la cinquième dynastie de l’Égypte antique (vers le XXVe siècle avant notre ère), refait aujourd’hui surface. Une mission archéologique italienne a en effet exhumé d’importants vestiges de cet édifice monumental dans la nécropole d’Abousir, à une vingtaine de kilomètres au sud du Caire, a annoncé vendredi 12 décembre le ministère égyptien des Antiquités.
Le site n’était pourtant pas inconnu des chercheurs. Dès 1901, l’archéologue allemand Ludwig Borchardt, célèbre pour avoir découvert, en 1912, l’iconique buste de Néfertiti, avait identifié l’emplacement du temple. Mais à l’époque, la remontée des nappes phréatiques avait rendu toute fouille impossible, condamnant le monument à rester enfoui pendant plus d’un siècle. Il aura donc fallu attendre l’intervention d’une équipe italienne, dirigée par les égyptologues Massimiliano Nuzzolo et Rosanna Pirelli, et le dévoilement de leurs trouvailles en cette fin d’année 2025, pour que le temple livre enfin ses secrets.
Une révélation tant espérée
Selon un communiqué du ministère, plus de la moitié de l’édifice a ainsi été révélée pour la première fois. Les archéologues décrivent un bâtiment colossal, d’une surface dépassant les 1 000 m2, doté d’une architecture singulière qui le place « parmi les plus vastes et remarquables temples de vallée de la nécropole de Memphis ». Les chercheurs ont pu déterminer de nombreux éléments architecturaux : bases de colonnes, revêtements muraux, seuils en granit, ainsi qu’une rampe inclinée, qui aurait probablement relié le temple au Nil ou à l’un de ses bras.
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L’Île Éléphantine : Un haut lieu de commerce dans l’Égypte Antique
Jouxtant la frontière de l’empire égyptien, cette île servait de lieu d’échanges entre l’Égypte et les royaumes du Sud. Elle permettait aussi d’asseoir la domination de l’empire.
En parlant d’Égypte, croisières, temples, pyramides viennent souvent à l’esprit des voyageurs. Et pourquoi pas villages nubiens ? Ceux-ci constituent une curiosité en raison de leur histoire si intéressante. En effet, à la suite de la construction de l’imposant barrage d’Assoun créant le lac Nasser, une bonne partie de la région fut victime d’inondation, seuls quelques villages traditionnels survécurent.
Sur l’île Éléphantine, vous pouvez encore voir deux villages nubiens : Siou et Koti. Nichés au cœur de palmiers luxuriants, leurs charmantes maisons vous séduirot avec des peintures rose, jaune ou bleu ciel et des scènes hajj Ta. Flâner dans leurs ruelles ombragées et s’arrêter dans les jardins est très reposant. S’imprégner de leur culture authentique, expérimenter leur cuisine… apporte une douceur agréable à votre journée.
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«Les Aventuriers de l’Egypte antique»: Des pyramides à la pierre de Rosette
صورتين لوجو nouvel obs
والراجل ابو طاقية
Sélection Bruno Solo nous entraîne dans cette passionnante série documentaire au coeur de l’Egypte antique à travers les travaux et découvertes des premiers égyptologues.
Comment l’égyptologie est-elle devenue une science moderne ? La redécouverte de la fascinante civilisation des pharaons s’étend sur deux siècles, retracés en six épisodes par cette série documentaire. Nourrie de reconstitutions et ponctuée par les commentaires de Bruno Solo et d’égyptologues, elle montre comment cette histoire a été recomposée grâce à des archéologues et des explorateurs audacieux.
Le premier épisode revient sur l’expédition de Bonaparte, menée en 1798-1801. Si le général corse voulait avant tout couper la route des Indes aux Anglais, son armée de 30 000 soldats était accompagnée de quelque 167 savants : chimistes, géographes, ingénieurs, naturalistes… « Propager le progrès et la civilisation des Lumières », telle était leur mission… qui se doublait d’une autre, plus pragmatique, consistant à assister l’armée en rendant l’eau du Nil potable ou en fabriquant de la poudre.





