Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens à l’étranger, Dr Badr Abdel Aati, a rencontré lundi 21 septembre Maxime Prévot, le vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, en marge des travaux du segment de haut niveau de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York.
Au cours de l’entretien, Dr Abdel Aati a exprimé son souhait d’accueillir son homologue belge au Caire en novembre prochain, tout en saluant le soutien de la Belgique à l’Égypte au sein de l’Union européenne.
Les deux responsables ont également discuté de la proposition de création d’une commission ministérielle mixte de haut niveau, ainsi que des moyens de renforcer la coopération économique et les investissements entre les deux pays. Ils ont souligné l’importance d’encourager la participation des entreprises belges à la troisième édition de la Conférence d’investissement égypto-européenne prévue en 2027, parallèlement au développement de la coopération académique et scientifique entre les universités égyptiennes et belges.
Une approche globale sur la question migratoire
Les discussions ont également porté sur la coopération dans le domaine de la migration. Le chef de la diplomatie a insisté sur la nécessité d’adopter une approche globale pour lutter contre la migration irrégulière, fondée sur le soutien au développement économique, la création d’emplois, le renforcement des compétences et l’élargissement des voies de migration régulière.
Il a également évoqué les charges croissantes supportées par l’Égypte en raison de l’accueil d’un grand nombre de réfugiés, appelant la communauté internationale à assumer ses responsabilités envers les pays d’accueil et à fournir les soutiens financiers et nécessaires afin de leur permettre de continuer à assurer les services essentiels aux réfugiés, dans un esprit de partage des charges et des responsabilités.
Coordination sur les enjeux régionaux
Les deux ministres ont par ailleurs échangé leurs analyses sur plusieurs questions régionales et internationales d’intérêt commun, ainsi que sur les évolutions rapides que connaît la région.
Dr Abdel Aati a souligné l’importance de réduire les tensions, de privilégier les solutions politiques et de renforcer la sécurité et la stabilité régionales. Il a également insisté sur la nécessité de garantir la sécurité et la liberté de la navigation maritime conformément aux règles et principes du droit international.





