À l’ouverture de son mandat au Conseil des droits de l’homme des Nations unies, l’Égypte a réaffirmé son engagement en faveur de la promotion et de la protection des droits humains.
Dans une allocution enregistrée diffusée mardi 24 février devant la 61e session du Conseil, le ministre des Affaires étrangères, Dr Badr Abdel-Aati, a exprimé la fierté du Caire d’entamer son nouveau mandat au sein de l’instance onusienne, renouvelant « l’engagement ferme » de l’Égypte à œuvrer pour le renforcement des droits de l’homme aux niveaux national et international.
Le chef de la diplomatie égyptienne a replacé cette session dans un contexte international marqué par des défis croissants : conflits régionaux, polarisation accrue et tensions mettant à l’épreuve l’ordre international fondé sur des règles. Selon lui, la crédibilité du système international des droits de l’homme repose sur une application cohérente et non sélective du droit international. Il a insisté sur le fait que le respect des droits fondamentaux constitue un pilier essentiel de la paix, de la stabilité et du développement durable.
Évoquant la situation dans la bande de Gaza, le ministre a rappelé que l’Égypte avait accueilli le Sommet de Charm el-Cheikh en octobre dernier, lequel a contribué à mettre un terme à l’offensive sur le territoire. Il a souligné la nécessité de garantir un accès sans entrave à l’aide humanitaire, d’accélérer les projets de relèvement précoce et de reconstruction, et de mettre fin aux violations graves et persistantes visant le peuple palestinien, y compris en Cisjordanie.
Le Dr Badr Abdel-Aati a également plaidé pour la préservation du Conseil en tant qu’espace de dialogue, de coopération et d’échange d’expertises, à l’abri des logiques de politisation et de polarisation. Il a mis en avant l’expérience nationale égyptienne en matière de promotion des droits humains, conduite sous l’impulsion du président de la République, à travers le renforcement des cadres institutionnels et législatifs, la consolidation des principes de citoyenneté et de non-discrimination, ainsi qu’une interaction constructive avec les mécanismes internationaux et régionaux, notamment l’Examen périodique universel.
Le ministre a par ailleurs détaillé les initiatives gouvernementales visant à promouvoir les droits économiques, sociaux et culturels, en accordant une attention particulière aux femmes, aux jeunes, aux enfants et aux personnes en situation de handicap. Il a évoqué le lancement d’un dialogue national et la réactivation de la commission des grâces présidentielles.
En conclusion, le chef de la diplomatie égyptienne a souligné l’interdépendance étroite entre droits de l’homme et droit au développement. Face aux défis structurels auxquels sont confrontés de nombreux pays en développement, il a appelé au renforcement des capacités nationales et à la poursuite d’une coopération constructive avec le Haut-Commissariat aux droits de l’homme, plaidant pour un rééquilibrage des travaux du Conseil et une approche globale, objective et inclusive des droits humains.





