Un entretien téléphonique a eu lieu entre le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens de l’étranger, et M. Massad Boulos, conseiller principal du président américain pour les affaires arabes et africaines.
Au cours de cet appel, les deux parties ont échangé leurs points de vue sur plusieurs questions régionales d’intérêt commun.
L’entretien a abordé la situation au Soudan. Abdel-Aati a souligné la nécessité de préserver l’unité et l’intégrité territoriale du Soudan, de soutenir ses institutions nationales et de rejeter la création de toute entité parallèle. Il a également insisté sur l’importance de lancer un processus politique exclusivement mené et détenu par les Soudanais pour mettre fin au conflit.
De plus, Abdel-Aati a réaffirmé l’importance de parvenir à une trêve humanitaire, étape préliminaire vers un cessez-le-feu durable, afin de permettre l’acheminement de l’aide humanitaire et d’alléger les souffrances du peuple soudanais.
La discussion a également traité de l’évolution de la situation en Libye. Le ministre des Affaires étrangères a réaffirmé la position ferme de l’Égypte en faveur de l’unité et de la stabilité de la Libye. Abdel-Aati a mis l’accent sur l’importance d’unifier les institutions nationales et de parvenir à un règlement politique global via un processus inter-libyen, ouvrant la voie à la tenue simultanée d’élections présidentielle et parlementaires dans les plus brefs délais.
Concernant les développements dans la région de la Corne de l’Afrique, le ministre des AE a rappelé la position constante de l’Égypte quant à la préservation de la sécurité et de la stabilité de cette région, considérée comme un prolongement direct de la sécurité nationale égyptienne. Abdel-Aati a insisté sur l’importance de soutenir les institutions étatiques nationales, de préserver l’unité, la souveraineté et l’intégrité territoriale des États, et de rejeter toute politique de nature à porter atteinte à leur souveraineté ou à ébranler les fondements de la stabilité régionale.
D’ailleurs, la question de l’eau a été abordée en tant que question existentielle pour l’Égypte, tout comme l’importance cruciale de respecter les règles du droit international et de s’abstenir de toute mesure unilatérale.





