Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Egyptiens de l’étranger, Dr Badr Abdel Aati, s’est entretenu par téléphone, aujourd’hui samedi, avec son homologue français, Jean‑Noël Barrot, afin d’examiner les évolutions rapides de la situation régionale et les moyens de réduire l’escalade militaire. Les deux ministres ont évoqué les développements régionaux dans un contexte marqué par une escalade militaire jugée préoccupante et l’extension du conflit à plusieurs fronts.
Les deux responsables ont échangé leurs points de vue sur les moyens de faire face aux évolutions actuelles et de limiter la montée des tensions, soulignant la nécessité de conjuguer les efforts internationaux afin d’éviter une guerre régionale généralisée. Ils ont également insisté sur l’importance de poursuivre la coordination entre les deux pays pour favoriser la désescalade et soutenir la voie diplomatique, tout en tenant compte des répercussions économiques, sécuritaires et géostratégiques majeures du conflit sur la région et sur l’ensemble de la communauté internationale.
L’entretien a également porté sur la situation au Liban. A cette occasion, le chef de la diplomatie égyptienne a appelé à la cessation immédiate des violations et des attaques israéliennes contre le Liban, réitérant la condamnation ferme de l’Egypte et son rejet de toute atteinte à la souveraineté, à l’unité et à l’intégrité territoriale du pays.
Par ailleurs, M. Abdel Aati a exprimé l’espoir de voir la France soutenir l’accélération du versement de la 2e tranche du paquet d’aide globale de l’Union Européenne à l’Egypte, destiné à appuyer le budget de l’Etat. Cette demande vise à aider l’économie nationale à faire face aux conséquences de l’escalade militaire, notamment la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, ainsi que l’augmentation des coûts du transport et de l’assurance maritime.
Les deux ministres ont enfin convenu de poursuivre une coordination étroite et des consultations régulières dans le cadre des relations stratégiques entre l’Egypte et la France, afin de contribuer à la désescalade et de privilégier la voie diplomatique pour éviter une nouvelle détérioration de la stabilité régionale.





