Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens à l’étranger, Badr Abdel Aati, a rencontré à Washington le directeur exécutif de la Société financière internationale, Makhtar Diop, en marge de sa participation aux réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. Cette rencontre s’est déroulée en présence de plusieurs responsables égyptiens, dont le vice-Premier ministre chargé des affaires économiques, le ministre de l’Investissement et du Commerce extérieur ainsi que le ministre du Plan et du Développement économique.
Au cours de cet entretien, le ministre des Affaires étrangères a exprimé sa reconnaissance pour le rôle important joué par la Société financière internationale dans le soutien au secteur privé en Égypte. Il a particulièrement mis en avant l’importance des investissements dans des domaines stratégiques tels que les énergies renouvelables, l’hydrogène vert, les mines, les infrastructures et le secteur de la santé. Il a également présenté les efforts entrepris par l’État égyptien en matière de réformes économiques et structurelles, notamment à travers la mise en œuvre de la politique de propriété de l’État et le programme de privatisation des entreprises publiques. Selon lui, ces réformes traduisent la volonté du pays de renforcer la stabilité économique et d’améliorer l’attractivité du climat d’investissement.
Le ministre a également souligné l’importance du rôle croissant du secteur privé égyptien dans la mise en œuvre de projets de développement sur le continent africain. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre l’Égypte, les pays africains et la Société financière internationale afin de soutenir les efforts de développement et de répondre aux défis économiques auxquels fait face le continent.
Les discussions ont également porté sur les répercussions des tensions régionales et de l’escalade militaire sur l’économie mondiale. À ce sujet, le ministre a affirmé que l’économie égyptienne avait démontré une certaine résilience grâce aux réformes structurelles et monétaires mises en œuvre ces dernières années, notamment l’adoption d’un système de taux de change flexible.
Les responsables égyptiens présents ont, pour leur part, réaffirmé l’engagement du gouvernement à soutenir le secteur privé et à poursuivre les réformes économiques. Le vice-Premier ministre a insisté sur la priorité accordée à la mise en œuvre de la politique de propriété de l’État et du programme de privatisation, tandis que le ministre de l’Investissement a détaillé les efforts entrepris pour améliorer le climat des affaires à travers des incitations fiscales, la modernisation des services et la réforme du cadre législatif. Le ministre du Plan a, quant à lui, confirmé la volonté du gouvernement de poursuivre les réformes afin de garantir une croissance économique durable et une meilleure efficacité dans la gestion des ressources.
Enfin, le directeur exécutif de la Société financière internationale a exprimé sa satisfaction quant au partenariat avec l’Égypte, affirmant l’engagement de l’institution à continuer de soutenir le développement du secteur privé à travers le financement et l’assistance technique. Il a également indiqué que les prochaines étapes de la coopération incluraient de nouveaux projets dans les domaines de la transformation numérique, de l’économie verte et des énergies propres, soulignant que l’Égypte représente un marché prometteur et que cette coopération contribue à promouvoir une croissance plus durable et innovante.





