Le ministre des Affaires étrangères, Dr Badr Abdel Aati, s’est entretenu par téléphone avec le vice-président de l’État de Palestine, M. Hussein Al-Sheikh, afin d’examiner les derniers développements dans les territoires palestiniens occupés ainsi que les évolutions régionales dans un contexte de montée des tensions militaires.
Badr Abdel Aati a réaffirmé la position constante de l’Égypte en faveur de la cause palestinienne et des droits légitimes du peuple palestinien. Il a condamné les récentes décisions visant l’annexion de certaines parties de la Cisjordanie et l’expansion des activités de colonisation, soulignant que ces mesures constituent une violation flagrante du droit international et des résolutions de la légalité internationale, notamment la résolution 2334 du Conseil de sécurité.
Le ministre a également dénoncé la poursuite de la fermeture de la mosquée Al-Aqsa aux fidèles par les autorités d’occupation, réitérant le rejet par l’Égypte de toute mesure portant atteinte au statut historique et juridique des lieux saints à Jérusalem-Est.
Gaza : transition et reconstruction
L’entretien a également porté sur l’évolution de la situation dans la bande de Gaza. Le ministre des Affaires étrangères Dr Badr Abdel Aati a souligné l’importance d’accélérer la mise en place effective de la commission nationale chargée de l’administration de Gaza, afin qu’elle puisse exercer ses missions depuis l’intérieur du territoire.
Il a précisé que cette étape constitue un élément clé de la gestion de la phase transitoire et de la consolidation de l’accalmie, dans la perspective de permettre à l’Autorité nationale palestinienne d’assumer pleinement ses responsabilités à Gaza et en Cisjordanie. Il a également insisté sur la nécessité de soutenir les efforts de relèvement précoce, de reconstruction et d’amélioration de la situation humanitaire dans l’enclave.
Appel à la désescalade régionale
Les deux responsables ont enfin évoqué l’escalade militaire dans la région. Dr Badr Abdel Aati a souligné l’impératif d’œuvrer à la désescalade et d’éviter toute extension du conflit, en privilégiant les solutions diplomatiques et en renforçant les efforts régionaux et internationaux visant à contenir la situation et à préserver la paix et la sécurité régionales.





