Clin doeil
Par Samir Abdel Ghany


Un groupe d’amis artistes a décidé de sortir dans la rue à travers un projet artistique lié à la créativité dans différentes zones géographiques pour sortir des contraintes de l’atelier à de vastes horizons de liberté, et ce à travers une connexion étroite avec les gens et un message bien transmis au plus large public. L’artiste Reda Khalil dit : “Nous espérions devenir un journal quotidien qui suivrait l’actualité des gens, leur plus important travail, leurs problèmes, leurs rêves, leur recherche de la vérité et du bien pour une vie meilleure.”
Par pur hasard, nous avions parmi nous, Chérine Hamdy, une ingénieure et une militante du monde animal qui fournit de la nourriture et des soins gratuitement. En route vers El-Hataba, où une moitié de gens l’ont abandonné et l’autre moitié demeurent toujours attachée, nous avons ressenti la crise des humains et des animaux, il fallait donc nourrir les animaux et donner de l’espoir et de l’amour aux gens là-bas.
Nous avons dessiné El-Hataba avec ses maisons, ses hommes, ses femmes et ses enfants. Nous avions l’habitude de fournir des couleurs et du papier pour que les enfants puissent dessiner avec nous, tout cela est fait par nos propres efforts. Nous étions plus de 14 artistes et j’ai été choisi comme président d’honneur du groupe.
Nous voulions offrir une expérience à la nouvelle génération pour qu’elle sache que la rue est le meilleur professeur. Dans le groupe se trouvait aussi l’artiste Wahba qui dessine des bandes dessinées et prépare un livre complet sur El-Hataba, c’était la personne la plus proche de la jeune génération avec son esprit libre et sa belle créativité. Avec nous aussi la créatrice Nesma Medhat, une conteuse qui raconte des gens et des lieux dont sa présence a donné au projet une dimension très humaine. Parmi le groupe comptait le scénariste bien connu Hécham Hélal, qui nous a écrit le discours inaugural de l’exposition, tous ces éléments ont fait de l’art, une expérience riche d’amour et d’humanité.



De l’ancienne génération, figurait l’artiste Fathi Ali, le père spirituel pour tous et l’artiste Mohamed Abdel Gualil alias le célèbre Galileo. En plus, il est l’un des plus importants partisans de l’idée de sortir hors de l’atelier. Il laisse ses empreintes sur les amateurs d’art et n’épargne ni son temps, ni ses efforts ni les outils pour tous les participants.
Parmi les créatrices, nous avions Ingy Mahmoud, une directrice d’animation qui a joué un rôle important en nous présentant aux habitants d’El-Hattaba car elle nous a précédés à l’endroit. Elle avait des œuvres portant l’esprit d’El-Hataba. Nermine Yousry, professeure de littérature hébraïque, ses œuvres sont le résultat de sa présence avec le groupe, elle est connue comme la mère de tous.



Aussi, je ne dois pas oublier l’artiste et la critique Iman Khattab, qui était avec nous en train de suivre avec minutie l’idée du projet. Dans l’exposition, elle a plus d’une peinture, mais la plus proche de mon cœur est celle d’ « Um Ani », une dame d’El-Hataba qui vend des feuilles de vignes farcis chauds, frais du marmite aux amateurs des farcis, sorts directement du four.
En fait, il n’y avait aucune restriction artistique dans l’utilisation d’un matériau ou d’un dessin d’une manière spécifique, ou d’une direction artistique. Chaque artiste avait le droit de choisir sa méthode et ses outils, c’est ce qui a fait la richesse et la diversité du projet.
J’espère que l’exposition réussira afin que le dit groupe se déplace dans tous les gouvernorats d’Egypte, jouissant d’une véritable créativité et dessinant une Egypte chaste qui triomphe finalement sur toutes les adversités et les pires circonstances.
L’exposition a été inaugurée à la salle Art Corner en présence de l’ambassadrice d’Irlande au Caire, S.E. Mme Nuala O’Brien, le 8 août dernier. On vous attend jusqu’à la fin du mois.





