La transformation économique de l’Égypte en 7 ans a dépassé les attentes, a affirmé mercredi le ministre des Finances, Dr Mohamed Maït. Dans un dialogue ouvert avec les représentants de la société internationale d’investissement lors de la 4e édition de la conférence “de la journée de l’économie égyptienne” organisée par le groupe financier Hermès sous le titre “Tracer l’avenir de la scène d’investissement”, le ministre a expliqué que “sans la pandémie de coronavirus, l’Égypte aurait réalisé un taux de croissance de 5,5% en 20192020/ et 5,9% au dernier exercice financier, grâce à la mise en œuvre de politiques financières et économiques équilibrées qui ont rendu l’économie égyptienne plus attractive pour les investissements locaux et étrangers, d’une manière qui reflète la volonté de l’État de maximiser la participation du secteur privé au processus de développement pour le renforcement de la structure macroéconomique.
Le budget public a pour but d’atteindre l’équilibre entre le soutien à l’activité économique, notamment l’industrialisation et l’exportation, le maintien du contrôle financier, la baisse du ratio de la dette publique au PIB et la hausse des dépenses de santé, d’éducation et de protection sociale, a-t-il dit. Et le ministre d’évoquer l’affectation de 19 milliards de LE pour le programme “Takaful wa Karama” et de 180 milliards de LE pour la valeur de la tranche annuelle de l’Autorité nationale d’assurance sociale. Il a souligné que le projet de développement de la campagne égyptienne “Une vie décente” représentait, selon l’ONU, la meilleure mise en œuvre des objectifs de développement durable dans le monde, surtout qu’il contribue à augmenter les taux de croissance économique et à améliorer les conditions de vie de 58% des Égyptiens, avec des investissements d’environ 800 milliards de LE en trois ans.
Le ministre a expliqué que les réformes économiques avaient permis de traiter avec flexibilité toutes les répercussions du coronavirus, en plus de l’octroi d’un paquet proactif de 2% du PIB pour stimuler l’activité économique, en soutenant les secteurs et les groupes les plus touchés.




