Le Premier ministre, Dr Moustafa Madbouli, a pris la parole lors de la session intitulée « Le parcours énergétique égyptien : réalisations nationales et perspectives d’avenir », organisée dans le cadre de la quatrième journée du « Forum Égypte 2026 », qui se tient sous le haut patronage et en présence du Président de la République, Abdel Fattah Al-Sissi.
D’emblée, le Dr Moustafa Madbouli a souligné que les circonstances exceptionnelles et inédites que traverse le monde imposent à l’État de gérer les mutations économiques actuelles avec la plus grande rigueur et un sens aigu des responsabilités. Il a fait remarquer que le budget de l’État avait été établi sur la base d’un cours du pétrole de 75 dollars le baril, alors que celui-ci a atteint environ 110 dollars. Il a précisé que les répercussions de cette hausse ne se limitent pas aux prix des carburants utilisés pour les transports, mais s’étendent également au gaz naturel employé dans la production d’énergie, ce qui alourdit la charge financière pesant sur l’État.
Le Premier ministre a expliqué que, face à cette augmentation, trois options principales s’offrent à l’État. La première consiste à faire supporter la totalité du surcoût aux citoyens, une approche adoptée par de nombreux pays, qu’ils soient en développement ou économiquement avancés. La deuxième option prévoit que l’État prenne intégralement en charge cette hausse, ce qui nécessiterait soit de disposer de ressources financières suffisantes, soit de recourir à l’emprunt pour couvrir ces dépenses. À cet égard, il a souligné que l’emprunt n’est pas une solution sans coût, car il entraîne des charges supplémentaires sous forme d’intérêts, augmentant ainsi la dette publique et les engagements financiers futurs de l’État.





