Al-Akhbar
Par Galal Aref
Même si la guerre en Ukraine s’arrête aujourd’hui, ses effets négatifs persisteront sur le monde entier pendant une période qui pourra être longue ou courte, selon ce qui en découlera. Toutes les estimations indiquent que les prix du pétrole, des denrées alimentaires et des matières premières continueront d’augmenter l’année prochaine. Et que le monde souffrira avant que les marchés ne reviennent au calme, avant que l’offre et la demande ne s’équilibrent, que les taux d’inflation ne baissent et que la crise ne commence à s’atténuer. Des moments difficiles où tout le monde doit s’unir. Le coût de la crise pour l’Égypte est élevé, d’autant plus qu’elle survient après la crise du coronavirus et le fardeau assumé par l’économie suite à ces événements. Il suffit que la hausse des prix du pétrole et du blé que nous allons assumer cette année dépasse les dix milliards de dollars… L’équation d’une sortie de crise sûre doit reposer sur deux facteurs : moins de consommation et plus de production… puis moins d’importation et une plus grande exportation. Ce n’est pas facile dans un contexte international tendu, nous avons pris des décisions pour réguler les importations et donner la priorité aux impératifs de production et aux matières premières nécessaires, et nous avons engagé un large mouvement d’encouragement à l’investissement. Toutes ces étapes sont importantes et seront sûrement suivies d’autres étapes. Mais il restera important et essentiel que la culture de la production prévale dans la société, en plus des comportements de consommation rationnels. Ce n’est pas le moment d’un train de vie extravagant, ni de se plaindre des prix des voitures de luxe. C’est le moment de la solidarité pour traverser la crise et alléger le fardeau enduré par les pauvres. C’est le moment de passer à l’investissement productif, qui nous évite d’importer et renforce notre possibilité d’exporter.
Il existe des lois qui donnent la préférence au produit égyptien dans les achats du gouvernement, nous espérons que leur application sera exacte et complète. Il y a une grande tendance à ne pas importer ce que nous avons comme alternative, qui devrait être encouragée. Il y a des circonstances qui nécessitent une rationalisation des dépenses (au niveau des individus et au niveau de l’État), et il y a une opportunité pour notre industrie nationale de consolider sa position et d’être la locomotive du progrès et de réussir à exporter. Il existe une voie pavée pour l’investissement national, nous espérons qu’il n’hésitera pas à s’y engager pleinement et sans hésitation. Nous traverserons la crise. Nous allons la traverser ensemble. Nous portons le fardeau équitablement et, ensemble, nous récoltons les fruits du succès.





