Dans une nouvelle avancée en faveur de l’autonomisation des femmes, l’État confirme sa volonté de renforcer leur place sur le marché du travail en adoptant des mesures concrètes facilitant la conciliation entre vie professionnelle et responsabilités familiales. À travers une décision inédite, le ministère du Travail impose désormais aux entreprises de mettre en place des solutions de garde adaptées aux enfants des travailleuses, marquant ainsi un pas important vers un environnement professionnel plus inclusif et équitable. Cette initiative, qui s’inscrit dans une stratégie globale de soutien à la femme active, traduit l’engagement des pouvoirs publics à lever les obstacles structurels entravant sa pleine participation économique.
Le ministre du Travail a en effet publié un verdict fixant les règles et les conditions régissant les crèches rattachées aux établissements professionnels, en coordination avec le ministère de la Solidarité sociale et le Conseil national de l’enfance et de la maternité, et après présentation au Conseil supérieur du dialogue social.


Selon un communiqué du ministère, la décision oblige tout employeur occupant 100 travailleuses ou plus dans un même lieu à créer une crèche, ou à conclure un contrat avec une crèche existante pour accueillir les enfants de moins de quatre ans. Ces structures devront également être adaptées pour recevoir les enfants en situation de handicap.
Pour les établissements comptant moins de 100 travailleuses, situés dans un périmètre géographique ne dépassant pas 500 mètres, ils sont tenus de se regrouper afin de créer une crèche commune ou de contracter avec une crèche agréée.
L’arrêté fixe également plusieurs exigences relatives aux locaux des crèches, qui doivent être proches du lieu de travail, spécialement aménagés pour la garde d’enfants, adaptés aux enfants en situation de handicap, et situés dans des zones exemptes de pollution ou de nuisances industrielles.
Il insiste par ailleurs sur le respect des normes en matière d’emplacement, de construction, d’équipements et de conditions sanitaires, conformément aux lois en vigueur, tout en imposant aux employeurs d’obtenir une autorisation préalable du ministère de la Solidarité sociale avant toute mise en service.
Les crèches implantées au sein des entreprises seront soumises aux mêmes mécanismes de supervision, de contrôle et d’inspection que les crèches publiques.
Concernant les frais, les travailleuses ou travailleurs souhaitant bénéficier de ce service devront s’acquitter d’une cotisation mensuelle équivalente à 4 % du salaire pour le premier enfant, 3 % pour le deuxième et 2 % pour le troisième, tandis que les coûts au-delà seront entièrement à la charge de la travailleuse.
Enfin, en cas d’impossibilité de créer ou de rejoindre une crèche, l’employeur pourra prendre en charge les frais de garde des enfants des travailleuses dans une structure agréée.





