Une découverte en astronomie vient de mettre en lumière un énorme nuage moléculaire baptisé Éos, d’après la déesse grecque de l’aube. Bien qu’on ne puisse pas le voir à l’œil nu, cette nébuleuse reste un phénomène fascinant qui pourrait bien modifier notre façon de voir la formation des étoiles et même celle de notre structure complexe du Système Solaire. Situé à seulement 300 années-lumière de la Terre, Éos est non seulement le nuage moléculaire le plus proche jamais enregistré, mais aussi l’un des plus imposants, avec une taille 40 fois supérieure à celle de la Lune et une masse 3 400 fois supérieure à celle du Soleil.
La révélation de ce nuage a été publiée dans une étude récente parue dans Nature Astronomy. Cette recherche est le fruit d’une collaboration internationale pilotée par Blakesley Burkhart de l’Université Rutgers-New Brunswick. On y trouve également le nom de Thomas Haworth, astrophysicien à la Queen Mary University de Londres.
L’étude insiste en outre sur le fait qu’il s’agit de la première identification d’un nuage moléculaire grâce à l’émission directe d’hydrogène moléculaire dans l’ultraviolet lointain.