Le Président turc Recep Tayyip Erdoğan a prononcé un discours suite à la réunion du Conseil présidentiel le 4 mai.
” Malgré l’instabilité et les conflits dans notre région, nos exportations ont affiché une performance robuste en avril”, s’est félicité Erdoğan.
Pour la première fois dans l’histoire de la République, nos exportations sur une période glissante de 12 mois ont atteint 275,8 milliards de dollars, a-t-il ajouté.
En ce qui concerne les relations avec l’Union Européenne , Erdoğan a souligné que l’enjeu ne réside plus dans la position d’Ankara, mais dans la vision que Bruxelles porte sur son propre avenir.
”Il doit être clair pour tous qu’une Union Européenne sans la Turquie, en tant que membre de plein droit, ne peut prétendre être un acteur mondial majeur ou un centre d’attraction. La Turquie n’est pas un pays que l’on sollicite uniquement en cas de nécessité pour l’ignorer le reste du temps”, a mitraillé Erdoğan.
Le monde n’est plus limité à la “sphère d’influence” occidentale. Un nouvel ordre multipolaire émerge, et la Turquie est l’une des nations les plus aptes à en devenir l’un des piliers. Aujourd’hui, l’Europe a plus besoin de la Turquie que la Turquie n’a besoin de l’Europe ; et demain, ce besoin ne fera que croître”, a-t-il poursuivi.
A l’échelle intérieure, le gouvernement renforce son dispositif de soutien via le Fonds pour la Famille et la Jeunesse pour aider les jeunes couples, a précisé Erdoğan.





