Sur instructions du président Abdel Fattah Al-Sissi, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Dr Badr Abdel Aati, a intensifié les entretiens téléphoniques avec plusieurs responsables internationaux et régionaux, dans le cadre des efforts visant à contenir l’escalade militaire au Moyen-Orient. Ces échanges ont notamment impliqué l’émissaire spécial américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, ainsi que les chefs de la diplomatie de l’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Qatar, du Koweït, de Bahreïn, de la Turquie, du Pakistan et de l’Iran, en plus du directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi. Cette mobilisation intervient à l’approche de l’expiration du délai fixé par le président américain Donald Trump pour répondre à une proposition américaine.
Les discussions ont porté sur les développements “dangereux” dans la région. Les parties ont échangé leurs vues et propositions afin de réduire les tensions dans un contexte qualifié de “tournant critique”. Abdel Aati a insisté sur la nécessité de privilégier la retenue et la sagesse afin de désamorcer la crise, mettant en avant l’importance du dialogue et de la diplomatie pour préserver la sécurité et la stabilité régionales. Il a également présenté les efforts intensifs déployés par l’Égypte et ses consultations en cours avec ses partenaires régionaux et internationaux en vue d’aboutir à une désescalade. L’Egypte a mis en garde contre les risques d’une dérive vers une explosion sans précédent dans la région, ainsi que contre les graves répercussions économiques et géopolitiques d’une poursuite de l’escalade actuelle.
Par ailleurs, l’Egypte a réaffirmé son rejet catégorique de toute attaque visant les infrastructures civiles et les installations vitales, condamnant fermement les frappes ayant touché des pays du Golfe, ainsi que la Jordanie et l’Irak. Elle a également insisté sur le respect de la souveraineté des États arabes et appelé à la cessation immédiate de ces attaques, qu’elle qualifie de violations flagrantes du droit international et de la Charte des Nations Unies. Les ministres et hauts responsables mondiaux ont souligné la nécessité de poursuivre la coordination et d’intensifier les efforts diplomatiques dans les prochains jours afin de contenir la crise, mettant en garde contre ses conséquences potentielles sur la sécurité alimentaire, énergétique, ainsi que sur la paix et la sécurité aux niveaux régional et international.





