Après une longue semaine de travail, passer du temps avec ses amis est souvent le meilleur moyen de décompresser. Rien de mieux que se changer les idées en dînant au restaurant, en passant quelques heures dans un bar, ou en se retrouvant au cinéma. Mais pour une certaine partie de la population, ces moment sensés être agréables relèvent de la corvée, voire du véritable cauchemar. Selon les psychologues, cette préférence pour la solitude relève d’un trait de personnalité à part entière. Une étude publiée dans la revue Scientific Reports explique que passer du temps seul n’est pas une décision négative et ne reflète pas non plus des problèmes sociaux, selon liternaute.com.Lorsque leur solitude est un choix personnel, plutôt qu’une contrainte extérieure, ces personnes rapportent être moins stressées, et se sentir plus libres d’être elles-mêmes.Etre seul au lieu d’appartenir à un groupe n’est donc pas toujours un moment négatif, bien au contraire. “Bien qu’elles passent du temps seules, elles ne déclarent aucun sentiment d’isolement”, confirme par ailleurs Netta Weinstein, professeure à l’École de psychologie et de sciences du langage à l’Université de Reading, en charge de l’étude. “Préférer être seul peut être un choix sain et positif. Il n’existe pas de niveau universel de socialisation ou de solitude à atteindre.”Ces moments de solitude favorisent généralement la détente, la réflexion personnelle et la créativité. Les personnes plus solitaires utilisent par exemple ce temps isolé pour lire, regarder une série, cuisiner ou tout simplement, se reposer. Des activités transformant des moments anodins en une expérience enrichissante.Attention, l’étude souligne tout de même que cette solitude n’est positive que si elle suit deux critères très précis et indispensables : elle doit être volontaire, et s’étendre sur des périodes courtes, entourées d’interactions sociales. Les périodes d’inactivité forcée ou d’ennui trop longues ont en effet tendance à engendrer des difficultés. Netta Weinstein rappelle par exemple que les confinements prolongés et imposés, que nous avons tous vécu en 2020 et 2021, a eu des effets néfastes sur l’état de nombreuses personnes, dont les plus jeunes.





