Une application de vidéos déclarée ennemie numéro 1 aux États-Unis ? Pas encore, mais depuis quelques jours, le ton se durcit entre Washington et TikTok. Premier acte lundi 27 février. La Maison Blanche ordonne aux agences gouvernementales de s’assurer que les appareils et systèmes fédéraux sont dépourvus de la célèbre application TikTok, propriété de la Chine et filiale du groupe chinois ByteDance, à l’instar de la Commission et du Parlement européens, souligne Paris Match. L’administration Biden a en réalité mis en action un plan voté par le Congrès en décembre. Ce dernier avait donné à la Maison Blanche 60 jours pour émettre des directives aux agences. Derrière cette décision, la volonté des législateurs américains de protéger la sécurité nationale, sur fond de crainte que Pékin n’utilise les données d’entreprises chinoises pour espionner les Américains.
Une réflexion est entamée
Second acte mardi 28 février. Des élus républicains de la Chambre des représentants débattent d’un projet de loi concernant un bannissement global de TikTok et d’autres applications menaçants la sécurité nationale selon les ÉtatsUnis. Le texte permettrait au président Joe Biden de promulguer luimême des interdictions à l’échelle nationale.
Que répondent TikTok et la Chine ?
Le porte-parole de TikTok, Brooke Oberwetter, a dénoncé le « théâtre politique » autour de l’interdiction de l’application. Dans une déclaration transmise à « USA Today », Mme Oberwetter a indiqué espérer « que lorsqu’il s’agira de répondre aux préoccupations de sécurité nationale (…), le Congrès exploitera des solutions qui n’auront pas pour effet de censurer les voix de millions d’Américains ».





