Nouveau révélateur des dissensions de l’extrême droite française, Donald Trump y suscite toute la panoplie des réactions: si Eric Zemmour continue de s’en revendiquer, Marion Maréchal s’accroche à quelques “combats communs”, tandis que Jordan Bardella cherche à se dissocier d’un allié devenu encombrant, selon l’AFP.
Dans la famille nationaliste, il y a les trumpistes décomplexés. Eric Zemmour est de ceux-là, qui “ne renie pas” son soutien de longue date au président américain, même quand sa police de l’immigration tue deux personnes en trois semaines dans la ville de Minneapolis.
Bien au contraire, le président du parti Reconquête “approuve globalement la politique d’immigration” de la Maison Blanche, qui est “un immense succès”. Et pour cause, puisqu’il y voit la mise en oeuvre de la “remigration” qu’il dit être “le seul à défendre” dans l’Hexagone.
Disant se sentir “très proche” du vice-président américain JD Vance, M. Zemmour a même affirmé dimanche sur BFMTV qu’il “incarne en France ce mouvement de pensée” -baptisé MAGA (“Make America Great Again”) outre-Atlantique- qui porte selon lui l’aspiration des “peuples occidentaux qui ne veulent pas se faire remplacer”.
Rhétorique subitement mise à mal par les visées de M. Trump sur le Groenland, d’où l’Américain se verrait volontiers déloger les Danois.





