Pour le représentant américain au commerce, il s’agit « d’une occasion ratée pour le Canada », rapporte notre correspondante à New York, Loubna Anaki. Jamieson Greer a expliqué qu’après plusieurs jours de négociations, la délégation canadienne avait refusé de finaliser l’accord conclu plus tôt cette semaine. « Même si les États-Unis offraient le meilleur traitement ».
Les deux voisins, dont les relations se sont nettement dégradées depuis le début du deuxième mandat de Donald Trump, ont pris acte de leur incapacité à s’entendre quelques minutes avant l’ultimatum fixé par le président américain. Ils se sont renvoyé la responsabilité de cet échec, qui fait craindre une surenchère commerciale.
Le Premier ministre canadien a de son côté affirmé que c’était Washington qui avait ajouté de nouvelles conditions à la dernière minute. Des changements jugés « injustes » par Mark Carney. Il a dénoncé des conditions « non économiques qui remettaient en question la fiabilité de tout accord. »
Une facture élevée pour le Canada
En l’absence d’accord, ce sont donc 20 milliards de dollars d’importations canadiennes qui se voient frappés de nouveaux droits de douane de 50%. Des produits aussi variés que le ciment, la bière, les meubles ou encore les produits de papier et de carton. Même des produits qui étaient, jusqu’ici, épargnés en vertu de l’accord de libre échange nord-américain.
De nouveaux droits de douane voulus par Donald Trump parce qu’il était mécontent de la réplique d’Ottawa en réponse aux précédentes vagues de surtaxes qu’il a imposées depuis son retour au pouvoir. Le président américain s’était aussi dit furieux après le boycott mis en place par plusieurs provinces canadiennes contre les alcools américains en réaction à ses propos appelant à faire du Canada le 51e État américain.
Le Premier Ministre Mark Carney annonce, de son côté, que le Canada va répliquer en imposant des surtaxes équivalentes sur les importations américaines, au « dollar près ».





