Inédite, la finale de la NBA opposait les Denver Nuggets, guidés par la montagne Nikola Jokic pour leur première finale, au Heat de Miami, du volcan Jimmy Butler.
Le Heat d’Erik Spoelstra prend un malin plaisir à déjouer les pronostics depuis son accession aux playsoffs, en étant sorti ric-rac des barrages. Les Bucks de Giannis Antetokounmpo, pourtant favoris pour le titre, les Knicks et les Celtics, en ont fait l’amère expérience.
“Ce sont des grands compétiteurs. Beaucoup de gens peuvent s’identifier à cette équipe, parce qu’il faut parfois souffrir pour obtenir ce que l’on veut vraiment”, a souligné Spoelstra, garant de la fameuse “Heat Culture”, mêlant discipline, éthique de travail et abnégation sans faille.
Mais en face, se dressent des Nuggets très impressionnants, sereins et sûrs de leur basket, qui se sont montrés intraitables contre les Timberwolves et les Suns, avant de balayer les Lakers de LeBron James.
Le double MVP Nikola Jokic, qui tourne à un triple-double de moyenne dans ces playoffs (29,9 pts, 13,3 rebonds, 10,3 passes), le scoreur Jamal Murray, les précieux Aaron Gordon et Michael Porter Jr illustrent les bienfaits de la politique de continuité opérée par Denver. “Par ici la victoire”. Jimmy Butler semblait montrer la direction au Heat lors du match 7 de la finale de conférence contre les Celtics de Boston lundi 29 mai.
“Manifestement, ça fait des années qu’on manque de respect à cette vieille ville poussiéreuse des Rocheuses. On peut s’en plaindre ou simplement accepter ce que nous sommes. Mais tant que nous n’aurons pas été champions, les gens continueront ainsi. C’est ce qui nous motive. Aller en finale ne suffit pas. Ce qui compte, c’est gagner”, a-t-il assuré. C’est à “Mile-High City”, ainsi surnommée car elle culmine à un mile (1.609 m) au-dessus du niveau de la mer, que la première manche débutera jeudi à 18h30 locales (vendredi 02h30 françaises, 00H30 GMT). Avec déjà une problématique pour les Floridiens: l’altitude. Beaucoup ont déjà témoigné de la difficulté de s’adapter au manque d’oxygène, tel l’ancienne star Shaquille O’Neal qui avoua avoir “volontairement fait des fautes pour reprendre (son) souffle”. Denver recevra quatre fois, si cette finale nécessite sept matches. Or Miami ne s’y est plus imposé depuis 2016.





