Le ministre de la Planification et du Développement économique, Ahmed Rostom, a participé à une session de haut niveau consacrée aux « partenariats avec l’Égypte : opportunités communes pour les entreprises africaines », organisée dans le cadre de la première édition du Forum « Al-Alamein-Afrique 2026 ».
La rencontre a réuni le ministre des Transports, Kamel El-Wazir, le ministre de l’Industrie, Khaled Hachem, ainsi que le président de la Fédération des industries égyptiennes, Mohamed Zaki El-Sweidy. Quelque 1 500 investisseurs et dirigeants d’entreprises africains ont pris part à cette session, organisée en partenariat avec Afreximbank.
Miser sur la « qualité de la croissance »
Dans son intervention, Ahmed Rostom a présenté les grandes orientations du programme égyptien de transformation économique pour les trois prochaines années. Celui-ci vise notamment à améliorer la « qualité de la croissance », à renforcer l’efficacité de l’action publique et à développer les capacités institutionnelles.
Le ministre a souligné que la consolidation de la stabilité macroéconomique constitue l’un des principaux fondements de cette transformation. Il a également évoqué les mesures prises récemment par le gouvernement pour faire face aux chocs économiques et aux tensions géopolitiques régionales et internationales.
Le secteur privé au cœur de la création d’emplois
Le gouvernement entend par ailleurs accroître le rôle du secteur privé dans l’économie, en particulier dans la création d’emplois durables, l’augmentation de la valeur ajoutée et l’approfondissement de l’industrialisation locale.
Dans ce cadre, Ahmed Rostom a annoncé la poursuite de la mise en œuvre des deux phases du document relatif à la « politique de propriété de l’État ». Cette démarche doit, selon le ministre, permettre d’élargir l’espace disponible pour les investissements privés dans plusieurs secteurs stratégiques.
Il a également annoncé la prochaine mise en place d’un guichet unique pour les licences, destiné à simplifier les démarches administratives des investisseurs. Le dispositif doit contribuer à réduire les délais et les procédures et à faciliter le fonctionnement des mécanismes de marché.
Réformes structurelles et transformation numérique
Le ministre a indiqué que les prochaines étapes du programme économique reposeraient sur des réformes structurelles visant à améliorer la productivité et la compétitivité de l’économie.
Cette orientation s’accompagne, a-t-il précisé, de politiques actives en faveur du marché du travail et d’une attention particulière accordée à la flexibilité du taux de change, considérée comme un élément important de la transformation économique.
Enfin, Ahmed Rostom a insisté sur la nécessité d’accélérer la transition vers une économie fondée sur la connaissance et l’innovation. Cette évolution passe notamment par l’accélération de la transformation numérique et par un investissement accru dans le capital humain, à travers l’amélioration de la qualité de l’enseignement et le renforcement des compétences de la main-d’œuvre nationale.
L’objectif affiché est de mieux répondre aux besoins du marché du travail égyptien et régional et de renforcer, à terme, la capacité de l’économie à créer de la valeur et des emplois.





