A la croisée des rêves, la France de Kylian Mbappé, tenante du titre, et le Maroc, porté par un continent et une marée rouge de supporters, confrontaient leurs destins hier mercredi au Mondial-2022, avec en jeu la finale contre l’Argentine de Lionel Messi. “Bien plus qu’un match!”, selon le quotidien régional Sud-Ouest, ce duel inédit en Coupe du monde allait se jouer “entre amis avec l’histoire à leur porte”, pour Le Parisien. Cette “confrontation chargée de symboles”, selon La Provence, allait pouvoir consacrer la régularité des Bleus, en quête d’un doublé historique et d’une troisième étoile, ou l’insouciance des Lions de l’Atlas, première équipe africaine qualifiée pour le dernier carré de la compétition reine.
L’optique d’un duel en finale dimanche entre Mbappé et Messi,septuple Ballon d’Or encore buteur mardi contre la Croatie (3-0) et surmotivé par la perspective d’un premier trophée planétaire, ressemble à une apothéose, au bout d’un tournoi atypique et décrié, organisé pour la première fois en fin d’année civile et au Moyen-Orient. Mais le Maroc “a envie d’écrire l’histoire, de mettre l’Afrique sur le toit du monde”, clamait le sélectionneur franco-marocain des Lions de l’Atlas, Walid Regragui. “On est peut-être fou, mais c’est bien d’être fou”. A la folie marocaine, la France opposait une solide expérience, un état d’esprit irréprochable, un panel de trentenaires fringants avec Antoine Griezmann, Hugo Lloris, Olivier Giroud et Raphaël Varane, et une superstar, Mbappé.





