La contestation de la réforme des retraites se poursuit sur le front politique : le Conseil constitutionnel devait se prononcer hier mercredi sur une deuxième demande de référendum faite par la gauche, qui a déjà les yeux rivés sur une autre étape à l’Assemblée début juin, rapporte l’AFP.
La décision des Sages allait être rendue publique hier en fin de journée. “Nous sommes très raisonnablement optimistes” sur un feu vert, concédaient les socialistes, quand les insoumis n’y croyaient même plus.
De son côté, la majorité présidentielle était sereine et avait largement enjambé l’échéance. “Si je raisonne en droit, ça ne passe pas”, cette demande de référendum d’initiative partagée (RIP), lâche un cadre, martelant que la réforme est “nécessaire pour sauver le régime par répartition”.
Son “chemin démocratique” est terminé, a encore affirmé mardi la Première ministre Elisabeth Borne, qui a fixé avec Emmanuel Macron une nouvelle feuille de route et veut continuer d'”agir”.
“Le progrès social ne viendra pas du bruit des casseroles”, a-t-elle tancé, en réponse à l’écologiste Cyrielle Chatelain, dans l’hémicycle toujours bouillant du Palais Bourbon.





