Représentant le ministre des Affaires étrangères, l’ambassadeur d’Égypte auprès de l’Union européenne et de la Belgique, Ahmed Abou Zeid, a pris part à la réunion ministérielle du groupe des donateurs pour la Palestine. Organisée par l’Union européenne en étroite collaboration avec l’Autorité nationale palestinienne, cette rencontre de haut niveau a réuni le Premier ministre palestinien, la commissaire européenne pour la Méditerranée, plusieurs ministres des Affaires étrangères de l’UE et des pays donateurs, ainsi que le Haut représentant pour le Conseil de paix et le président du Comité national pour la gestion de Gaza.
Les discussions ont essentiellement porté sur l’évaluation des progrès réalisés dans l’agenda de réforme de l’Autorité palestinienne. Les participants ont également examiné les modalités de mise en œuvre du plan de paix dans la bande de Gaza, notamment la consolidation du cessez-le-feu, le lancement immédiat des projets de relèvement précoce et le rétablissement des services de base indispensables à la population locale.
Cette réunion a par ailleurs été marquée par le lancement, par l’Union européenne, d’une nouvelle initiative visant à déployer plusieurs projets de relèvement précoce à Gaza, en concertation avec les donateurs internationaux. Les participants ont réaffirmé la nécessité absolue de soutenir l’Autorité palestinienne afin de lui permettre d’assumer pleinement ses responsabilités envers la population de Gaza, une fois que le Comité national de gestion aura achevé sa mission transitoire dans l’enclave.
Lors de son allocution, l’ambassadeur Ahmed Abou Zeid a exposé les efforts constants déployés par le Caire pour assurer le suivi des différentes étapes du plan de paix à Gaza. Il a réitéré le soutien indéfectible de l’Égypte à l’initiative européenne de relèvement précoce, insistant sur l’urgence impérative de restaurer sans aucune restriction les services essentiels dans la bande de Gaza.
Le diplomate égyptien a fermement souligné que la souffrance des civils à Gaza ne permettait plus aucun retard et ne devait en aucun cas être prise en otage par des conditions politiques. Il a ainsi appelé la communauté internationale à agir d’urgence pour répondre aux besoins humanitaires fondamentaux des habitants du territoire.
En conclusion, l’Égypte a rappelé qu’un règlement durable du conflit au Proche-Orient restait tributaire du traitement de ses causes profondes. Cela passe, selon le Caire, par une solution globale et juste garantissant la création d’un État palestinien indépendant et d’un seul tenant, avec Jérusalem-Est pour capitale. Le pays a enfin exhorté la communauté internationale à mobiliser ses efforts pour concrétiser la solution à deux États, jugée comme la seule voie viable pour instaurer la paix et la stabilité régionales.





