En marge de la 356ᵉ session du Conseil d’administration de Organisation internationale du travail à Genève, le ministre du Travail Hassan Raddad s’est entretenu avec le directeur général de l’organisation, Gilbert Houngbo, en présence de l’ambassadeur Alaa Hegazy et d’une délégation égyptienne.
Au début de la rencontre, le ministre a salué les efforts du directeur général dans la promotion de la justice sociale à l’échelle mondiale, notamment à travers la création d’une alliance mondiale dédiée. Il a également exprimé son appréciation pour la coopération fructueuse avec l’OIT, en particulier via son bureau du Caire, notamment dans le soutien technique apporté lors des discussions sur la loi du travail, la lutte contre les pires formes de travail des enfants, le renforcement de la liberté syndicale, le respect des normes internationales du travail et la promotion du dialogue social.
Le ministre a présenté les avancées réalisées par l’Égypte dans plusieurs dossiers liés au marché du travail, notamment en matière de liberté syndicale, soulignant que les organisations syndicales exercent leurs activités librement, sans ingérence administrative, et que le ministère adopte une position équitable envers toutes les organisations. Il a également mis en avant le rôle du Conseil supérieur du dialogue social, devenu une institution dotée d’une personnalité juridique et d’un budget indépendant, favorisant un dialogue équilibré entre les partenaires sociaux.
Par ailleurs, il a insisté sur la nécessité d’accélérer la finalisation du programme national pour le travail décent en Égypte, afin d’en faire un cadre global de coopération avec l’OIT, aligné sur les priorités du gouvernement et traduit en projets durables. Il a également annoncé l’achèvement imminent de la stratégie nationale pour l’emploi, élaborée avec le soutien technique de l’OIT et d’experts nationaux et internationaux, avec un lancement prévu dans les prochains mois.
Les discussions ont aussi porté sur les défis financiers auxquels fait face l’organisation, notamment en raison du non-paiement des contributions de certains États membres, ainsi que sur les mesures de réforme visant à réduire les dépenses et à combler le déficit budgétaire. Le ministre a affirmé le soutien de l’Égypte à des politiques équilibrées garantissant la continuité des activités de l’organisation tout en préservant les droits de ses employés.
De son côté, le directeur général de l’OIT a exprimé son optimisme quant aux compétences techniques du ministre, soulignant qu’elles faciliteront le traitement des dossiers au sein de l’organisation. Il a également salué les efforts de la délégation égyptienne et affirmé que l’Égypte est un acteur clé, doté d’un poids historique aux niveaux africain et arabe. Il a enfin insisté sur l’importance de renforcer la coopération, notamment face aux défis mondiaux tels que le travail des enfants et le travail forcé, et d’accélérer l’adoption du programme national pour le travail décent.





