L’État tient à ce que l’objectif principal de la stratégie de traitement de la question démographique soit de la gérer selon une perspective de développement global. Il s’agit d’une approche qui assure la mobilisation de tous les efforts, ressources et idées qui renforcent les efforts de l’État égyptien afin de réaliser le développement global et durable. Il est en fait indéniable que la croissance démographique constitue un lourd fardeau qui pèse sur l’Etat.
La surpopulation dévore les fruits du développement. Ainsi le planning familial devient-il une nécessité. Il est aussi impératif de sensibiliser les citoyens sur la gravité de la surpopulation. Chaque année, la population égyptienne augmente d’environ deux millions d’habitants. C’est sans doute d’une croissance démographique à la fois galopante et alarmante. Aux yeux du Gouvernement, la haute croissance démographique entrave les plans destinés à améliorer le niveau de vie et à réduire les taux de chômage. La surpopulation risque de réduire à néant les objectifs de développement.
La surpopulation a de graves retombées dont notamment la baisse du quota de l’individu en matière de terre agricole et d’eau potable, le recours à l’importation pour répondre aux besoins alimentaire. Sans compter la pression exercée sur les différents services notamment l’enseignement et la santé. C’est pourquoi le Gouvernement s’attache à contrôler la croissance démographique qui affecte négativement les rendements du développement et la qualité de vie des citoyens. Quant aux efforts de l’Etat dans la lutte contre la surpopulation, il importe de mentionner l’initiative « Deux ça suffit », lancé en 2019, à travers laquelle le Gouvernement espère voir reculer la natalité. L’objectif est que chaque famille se contente de deux enfants.





