Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Mohammad Bagher Zolghadr, a posé, ce samedi 8 août, des conditions strictes à toute réouverture du détroit d’Ormuz aux États-Unis, rapporte l’AFP.
L’Iran a posé, samedi 8 août, des conditions strictes à toute réouverture du détroit d’Ormuz aux États-Unis, douchant les espoirs nés des récents progrès dans les discussions entre Téhéran et Oman sur la gestion future de ce passage stratégique, au cœur de la guerre au Moyen-Orient. Les déclarations de Mohammad Bagher Zolghadr, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, tranchent avec l’optimisme affiché ces derniers jours par les deux pays.
“Tant que les États-Unis ne changeront pas de comportement, le détroit d’Ormuz restera fermé”, a-t-il averti, cité par les médias iraniens, énumérant une série de conditions.
Parmi ces mesures, l’Iran exige notamment de Washington qu’il “mette fin définitivement à la guerre et à l’agression” contre lui et ses alliés, et lève le blocus imposé à ses ports. Il réclame également la levée des sanctions américaines, la libération de ses avoirs gelés – et “l’indemnisation intégrale” des dommages causés par la guerre déclenchée le 28 février par l’offensive américano-israélienne contre l’Iran.
Certaines de ces dispositions figuraient dans le protocole d’accord irano-américain de juin, qui avait instauré un cessez-le-feu, permis une reprise du trafic dans le détroit d’Ormuz et devait ouvrir la voie à des négociations en vue d’un règlement plus large du conflit.
Mais cette trêve avait volé en éclats début juillet, entraînant une reprise des frappes américaines et des ripostes iraniennes sur les alliés de Washington au Moyen-Orient.





