Les prix du pétrole ont enregistré une hausse de plus de 2 % lors de la séance de vendredi, marquant ainsi des gains sur le mois. Le baril de Brent, référence mondiale, s’établissait à 72,48 dollars, tandis que le baril de West Texas Intermediate atteignait 67,02 dollars à la clôture.
Un scénario de tensions géopolitiques
Le Barclays Bank estime que le baril de Brent pourrait atteindre 80 dollars en cas de perturbation majeure des approvisionnements, alors que les tensions entre les États-Unis et l’Iran restent élevées. Selon la banque, « il est tout à fait possible que l’escalade n’entraîne pas d’interruption des livraisons et que la prime de risque actuelle de 3 à 5 dollars par baril s’estompe rapidement. Toutefois, un déficit d’un million de barils par jour ferait disparaître l’excédent prévu sur le marché et propulserait Brent à 80 dollars le baril ».
Implications pour le marché mondial
Cette flambée des prix reflète les inquiétudes liées à la stabilité des chaînes d’approvisionnement et à la sécurité des passages stratégiques, comme le détroit d’Hormuz. Les investisseurs se tournent vers les actifs considérés comme refuges, et la volatilité des marchés pourrait s’accentuer dans les prochains jours.
Un contexte régional tendu
Cette évolution des cours intervient alors que les attaques américano-israéliennes sur l’Iran intensifient les tensions au Moyen-Orient, avec des répercussions sur le transport maritime, le coût de l’énergie et l’économie mondiale. Les marchés restent donc attentifs à chaque annonce géopolitique, conscients que toute perturbation supplémentaire pourrait amplifier la hausse des prix.





